Une Francofête aux TNO ? L’AFCY lance les consultations.

La Maison Bleue de Yellowknife ou la maison Laurent Leroux, où se trouvent entre autres les bureaux de l’Association franco-culturelle de Yellowknife. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

La Maison Bleue de Yellowknife ou la maison Laurent Leroux, où se trouvent entre autres les bureaux de l’Association franco-culturelle de Yellowknife. (Crédit photo : Maxence Jaillet)

« Ce projet ne vise pas à remplacer la Saint-Jean Batiste », peut-on lire dans l’introduction du sondage de l’AFCY,
auquel les Ténois sont invités à répondre jusqu’au 23 juillet. Première étape d’une future tradition ?

Thomas Ethier – IJL - Territoires

Une célébration dédiée à la francophonie pourrait voir le jour d’ici l’été 2023 aux Territoires du Nord-Ouest. C’est ce que propose l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) aux Franco-Ténois, qui sont invités depuis juillet à donner leur avis sur l’allure que devra prendre ce projet pilote, voué à devenir une fête annuelle.

Les Ténois ont jusqu’au 23 juillet pour remplir le sondage proposé par l’AFCY, portant sur la façon dont ils souhaiteraient célébrer leur langue et leur culture. Des détails techniques jusqu’aux valeurs qu’on souhaite mettre de l’avant, les réponses serviront au démarrage de ce que l’on espère devenir un évènement annuel.

Les résultats seront présentés dans le cadre d’un Café citoyen, auquel sera conviée la communauté francophone au cours des prochaines semaines. « Est-ce que ce sera un festival urbain ? Veut-on s’inspirer de l’Alberta, et louer un camping pour une fin de semaine ? Invite-t-on des artistes de l’extérieur, ou des artistes locaux ? Nos questions ont pour objectif d’établir les bases et les grandes orientations pour organiser des célébrations à l’image des Franco-Ténois », explique le directeur général de l’association, Maxime Joly.

 

Les grandes orientations

L’idée d’organiser un évènement nordique dédié à la francophonie germe depuis un moment dans l’esprit du directeur. « Nous avons analysé ce qui se passe dans la francophonie canadienne, et avons remarqué que les TNO et le Nunavut sont les deux seules juridictions où les francophones n’ont pas de fête ou de festival dédié à célébrer leur identité, leur culture et leur spécificité », explique-t-il.

Avant d’arriver à Yellowknife, Maxime Joly a notamment assuré la direction de l’Association des francophones du Nunavut, et participé à l’organisation de divers évènements en français à Iqaluit. Selon ses observations, les communautés francophones du Nord se distinguent nettement de celles des provinces.

« Les communautés francophones des territoires sont assez transitoires. Plusieurs francophones viennent habiter dans le Nord quelques années, pour en repartir. Il est aussi beaucoup plus rare d’entendre quelqu’un se proclamer Franco-Ténois que Franco-Ontarien, Acadien, Québécois ou Fransaskois, souligne-t-il. Une fête de la francophonie représenterait un pas [vers le développement de cette identité]. »

Étalé sur plusieurs mois, le processus de consultation communautaire a commencé ce printemps, par la mise sur pied d’un comité consultatif, constitué des directions générales francophones des TNO. Comme l’explique M. Joly, un évènement ainsi appelé à devenir une tradition annuelle implique une solide préparation, et l’association entend présenter un dossier complet aux bailleurs de fonds.

« Je suis déjà six mois à l’avance dans les étapes devant mener à la concrétisation de ce projet, indique M. Joly. Un tel programme coute de l’argent, et il est primordial de comprendre ce qui pourra assurer la viabilité à long terme de cette célébration annuelle. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer cette démarche de consultation communautaire. En construisant des bases solides, nous organiserons une francofête adaptée à la culture franco-ténoise, et appelée à se perpétuer. »


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