Convention collective des enseignants : Un premier pas vers… plus de négo

Matthew Miller est président de l’Association des enseignants et enseignantes des TNO depuis juin.(Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

Matthew Miller est président de l’Association des enseignants et enseignantes des TNO depuis juin.(Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

L’entente d’un an convenue entre le gouvernement des TNO et l’Association des enseignants et des enseignantes des TNO prévoit une augmentation de 2,5 % des salaires.

Courte négociation, courte entente. Le 26 octobre, le gouvernement des TNO et l’Association des enseignants et des enseignantes des TNO (AETNO) ont annoncé avoir conjointement ratifié une nouvelle convention collective d’une durée d’un an seulement.


Le point saillant de cette entente est l’augmentation de 2,5 % du salaire des enseignants.


« Cela a été le point de départ de nos négociations [avec le gouvernement], et nous ne voulions pas perdre de temps », se rappelle le président de l’AETNO, Matthew Miller.


Ne pas perdre de temps également dans l’argumentation : « Les négociations ont débuté le 2 juin 2020 et se sont terminées le 17 juin 2020, lorsque les deux parties ont conclu une entente de principe », est-il précisé dans le communiqué de presse.


Pour M. Miller, président depuis seulement quatre mois, la COVID-19 a joué « un rôle majeur » dans la ratification rapide, autant du côté des négociations que de la durée de cette entente. « Une entente de ce type est habituellement concentrée sur trois ou quatre ans, mais quand le gouvernement est arrivé [à la table des négociations], la priorité était de partir sur une année, parce que nous ne connaissons pas encore l’impact financier de la COVID », a expliqué le président du syndicat.


Ainsi, les deux parties se sont entendues exceptionnellement sur une entente d’une année seulement, soit du 1er aout 2020 au 31 juillet 2021.


Agir vite, mais également, continuer de négocier coute que coute. « Nous pouvons toujours négocier maintenant parce que l’économie ne se porte pas mieux aujourd’hui qu’en juin et je ne pense pas que les prévisions sont encourageantes », a-t-il ajouté.


Pandémie oblige, la négociation entre les deux parties a d’ailleurs eu lieu entièrement sur la plateforme de vidéoconférence Zoom.


« Il peut parfois être difficile de négocier une convention collective, même dans des conditions idéales, et le climat d’incertitude économique actuel est loin d’être une situation idéale », a indiqué la ministre des Finances, Caroline Wawzonek, à propos de cet accord.

Huit points validés
Outre le salaire, huit autres points ont été accordés au corps enseignant ténois : une majoration de l’allocation de vie dans le Nord, une augmentation de la période de congé de maternité et parental « sans répercussions négatives sur les paiements d’allocation », est-il précisé dans le communiqué, et encore, un congé pour les victimes de violence familiale.
Ce dernier est offert à l’ensemble des travailleurs de la fonction publique territoriale.


Également, une déclaration d’intention mutuelle qui accorde « la priorité aux peuples et aux cultures autochtones dans l’ensemble des TNO ». Par exemple, « les professeurs issus des Premières Nations qui n’auraient pas eu de diplôme de premier cycle ont eu une augmentation [de leur paye] », précise le président de l’AETNO.


Il en est de même pour les directeurs et directeurs adjoints qui voient leurs allocations renforcées. « Ils sont sans arrêt en train de faire des heures supplémentaires, encore plus en temps de COVID », appuie M. Miller.

COVID-19 absente de l’accord
Cependant, un point non négligeable n’est pas soulevé dans cet accord, la pandémie. « Plus précisément, nous n’avons aucune clause qui évoque la pandémie, signale le président de l’association des enseignants. Nous n’avons pas à gérer une réelle situation de COVID, contrairement à d’autres parties du Canada. »


Les derniers mois et les perspectives d’avenir ont cependant changé en matière d’éducation, bien que les TNO ne soient que peu atteints. « Ç’a été une [partie d’] année très prenante, confie Matthew Miller. Les masques, les règles… C’est dur à implanter, personne n’aime les changements […] et cela représente beaucoup de travail pour les enseignants. »


Le président raconte également qu’au cours des dernières semaines, il recevait de nombreux courriels de personnes se plaignant des conditions, sur le port du masque tout au long de la journée. « Je n’en reçois plus désormais », spécifie M. Miller.

Une entente « juste » et « raisonnable » ?
Dans le communiqué de presse envoyé de concert par les deux parties, il est précisé que l’objectif était de conclure une entente « juste » et « raisonnable ».


« Je [la] qualifierais de pas en avant, nuance le président de l’AETNO. Nous n’avons pas obtenu tout ce que nous désirions, mais nous n’avons pas non plus perdu. Je pense que le gouvernement ne voulait rien nous enlever […]. Il savait qu’il y avait des problèmes, que les salaires en seraient un majeur. »


« Globalement, c’est une entente solide », indique Matthew Miller, qui précise que de nouvelles négociations sont prévues au cours du mois de février 2021.


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