COVID-19 : Se protéger sans paniquer

Les personnes qui présentent des symptômes peuvent se faire dépister à la clinique express aménagée dans le stationnement de la clinique de santé publique sur la 47e Rue de Yellowknife. (Crédit photo : Batiste Foisy)

Les personnes qui présentent des symptômes peuvent se faire dépister à la clinique express aménagée dans le stationnement de la clinique de santé publique sur la 47e Rue de Yellowknife. (Crédit photo : Batiste Foisy)

Après la confirmation d’un second cas positif à Inuvik dans la soirée du 27 octobre, le nombre total de cas enregistrés aux TNO depuis le début de la pandémie grimpe à dix. L’état d’urgence sanitaire est à nouveau prolongé.

Malgré une recrudescence des cas dépistés, pas question de se reconfiner aux Territoires du Nord-Ouest.


« Nous devons aller de l’avant, même si d’autres provinces resserrent leurs règles », a indiqué l’administratrice en chef de la santé publique. Lors du point de presse quasi hebdomadaire du mercredi 28 octobre, la Dre Kami Kandola s’est voulue rassurante.


« Nous comprenons qu’il peut être fatigant de suivre ces mesures sanitaires, surtout alors que les jours deviennent plus sombres et froids, a-t-elle concédé. Nous devons être attentifs et nous protéger les un les autres, sans pour autant paniquer. »


La Dre Kandola a également insisté sur le fait que le nombre de cas allait inexorablement augmenter. « Nous ne sommes pas immunisés. »


À la veille de l’Halloween, et ce, malgré la multiplication par deux du nombre de cas ces deux dernières semaines, les règles à suivre pour la quête aux friandises restent inchangées. Les familles sont invitées à passer l’Halloween en groupes restreints d’une même bulle.


Au total, depuis le début de la pandémie, les cas positifs aux TNO sont au nombre de 10. Deux cas de coronavirus restent donc actifs aux Territoires du Nord-Ouest — celui de la mine Gahcho Kué et le plus récent cas à Inuvik. Trois cas identifiés plus tôt en octobre sont désormais rétablis. Les TNO ont vu plus de cas que le Nunavut (0 cas), mais moins que le Yukon (22 cas).

Rebondissements à Inuvik
Alors qu’un premier habitant d’Inuvik avait été déclaré positif au coronavirus la semaine dernière, un second cas présumé a été dépisté le 27 octobre. Quelques minutes après l’annonce, la santé publique s’est rétractée, déplorant une erreur dans la chaine de communication. Par voie de communiqué, l’administration de la santé publique a présenté ses excuses et a affirmé qu’elle procédait à une révision de ses protocoles de communication.


Le lendemain, soit le 28 octobre, l’administratrice en chef a confirmé ce cas comme positif : « Les deux cas d’Inuvik sont liés, et il n’y a aucun risque pour le public », a-t-elle précisé.


Cas à la mine Gahcho Kué
Le 23 octobre, le résultat positif d’un travailleur de la mine de diamants Gahcho Kué et résident de Yellowknife a été confirmé.


Trois jours après cette annonce, la santé publique des TNO a révélé que le virus aurait probablement été transmis à ce résident de Yellowknife par une personne ayant récemment voyagé à l’extérieur du territoire.


Cette personne a, à son tour passé un test de dépistage. « Le résultat obtenu est négatif, ce qui indique que cette personne n’est pas contagieuse », est-il indiqué dans le communiqué de presse.


Et le faux positif ? Le 21 octobre, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Julie Green, avait annoncé qu’un test présumé positif avait été effectué dans cette mine. 18 autres travailleurs avaient alors été isolés. Un second dépistage de ce travailleur s’était avéré négatif. Il a alors été considéré que le premier test était probablement un faux positif.


Une enquête plus approfondie de la santé publique a déterminé qu’en effet, une « erreur administrative » avait entrainé « l’envoi d’un échantillon erroné pour une nouvelle analyse au laboratoire de l’hôpital territorial Stanton ».

Tests sur les eaux usées
Dans un communiqué de presse transmis le 23 octobre, la santé publique a annoncé analyser les eaux usées « à plein régime ». L’objectif de cette collecte d’échantillons est de « surveiller une possible transmission par les eaux usées de la COVID-19 », détaille la Dre Kandola.


Les eaux usées de Yellowknife sont en cours d’analyses depuis mardi, et celles de Hay River, Inuvik, Fort Smith et Fort Simpson subiront prochainement le même traitement.


D’après l’administratrice en chef de la santé, « c’est une bonne manière de garder à l’œil Fort Smith ou Hay River en ce qui concerne la transmission avant que quiconque ne développe des symptômes ».


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