Respecter l’autonomie des communautés

Le choix des associations francophones provinciales, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, de conclure une entente avec l’organisme de défense des droits de la minorité anglophone québécoise Community Groups Network pour promouvoir l’enjeu des langues officielles lors des élections fédérales d’octobre a fait sourciller.


Il ne faudrait pas, dit-on, envisager les prérogatives de la minorité anglophone du Québec symétriquement à celles des francophones du reste du pays. Or, s’il y a bien des dossiers où le Québec et les francophones minoritaires se rejoignent, il y en a d’autres où leurs intérêts divergent. Parfois nos intérêts convergent davantage avec la minorité anglophone québécoise.


Les francophones des territoires se souviennent qu’en 2015 lors du procès sur la gestion des admissions scolaires dans les écoles francophones du Yukon et des TNO, le gouvernement du Québec s’était allié aux gouvernements territoriaux et avait plaidé contre les familles francophones. On comprend bien que Québec tienne mordicus à ne pas ouvrir grande la porte de ses écoles anglophones. N’empêche que lorsque la province fourbit ses avocats pour empêcher des enfants métis dont les parents ont été assimilés de renouer avec leur culture, on constate le fossé qui sépare les deux perspectives du droit à l’instruction dans la langue de la minorité.


Ce journal est membre de l’Association de la presse francophone. Notre association a une entente avec l’Alliance des radios communautaires du Canada, la Quebec Community Newspaper Association et le English Language Arts Network, deux organismes anglophones du Québec. Nous joignons nos forces dans le dossier de l’aide fédérale aux médias communautaires. Nous ne nous priverons pas de la solidarité de nos camarades des journaux communautaires anglo-québécois qui partagent certains défis et certaines réalités avec nous.


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