Oui à l'AFCSS!

Après une hésitation un peu longue, l’avis de convocation pour l’assemblée générale de l’Association franco-culturelle de Hay River (AFCHR) a finalement été émis cette semaine. C’est le 8 mai que les francophones du Slave Sud feront le bilan de l’année d’opération qui s’est terminée en mars… 2019.

Si ce retard administratif mérite des explications, il n’en demeure pas moins que l’exercice sera crucial pour l’essor de la francophonie du sud du Grand lac et, à cet égard, nous enjoignons les résidents de la région à participer en masse à ces assises qui promettent de faire date.

Au menu de l’assemblée, on retrouve un point important, celui du changement de nom de l’organisme qui pourrait bientôt devenir l’Association franco-culturelle du Slave Sud. Voilà un acronyme de plus à retenir : l’AFCSS. Si, pour la directrice de l’organisme, ce baptême ne constitue qu’«une simple formalité», le vote revêt un aspect historique indéniable.

Évidemment, on ne s’attend pas à ce que la proposition rencontre beaucoup d’opposition. Cela fait déjà un certain nombre d’années que l’association de Hay River a étendu ses activités aux autres communautés de la région, particulièrement à celle de Fort Smith dont l’association francophone est effectivement dissoute depuis 2013. Le conseil d’administration actuel de l’AFCHR comprend d’ailleurs des délégués dans la collectivité la plus australe du territoire. Les francophones de Fort Resolution et de Enterprise, du reste, sont, depuis le début, dans le giron de l’AFCHR. Cette évolution est naturelle.

Mais ce changement enverra un message fort : le Slave Sud est là, il est uni et il parle français. Ce n’est pas rien.

Si Yellowknife la cosmopolite est la collectivité chouchou des Francos d’importation, le Slave Sud, ce n’est pas innocent de le rappeler, constitue le berceau historique de la francophonie ténoise. C’est bien dans le sud du territoire que les première communautés francophones, métisses et franco-dénées ont été établies aux 18e et 19e siècles. Le Fort Résolution, avec un accent aigu, a été fondé par Laurent Leroux en 1771. Fort Smith et la rivière au Sel sont le fief du colossal François Beaulieu, le patriarche des Métis des Territoires du Nord-Ouest. Hay River s’appelait Rivière au Foin jusqu’au tournant du 20e siècle. Et c’est toujours à Fort Providence qu’on retrouve le plus grand nombre de locuteurs du «michif français», ce dialecte du français, distinct du michif des plaines, qui n’est parlé qu’aux Territoires du Nord-Ouest.

Le Slave Sud mérite plus que tout autre coin des TNO d’être représenté par un mouvement associatif franco-ténois fier, dynamique et conscient de ses racines. Nous disons «oui» à l’AFCSS et souhaitons aux francophones du sud du Grand lac succès et prospérité.


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