Université polytechnique : Objectif 2025

Le directeur du Collège Aurora, Andy Bevan. 
(Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

Le directeur du Collège Aurora, Andy Bevan. (Crédit photo : Cécile Antoine-Meyzonnade)

La longue marche vers une université des TNO se poursuit. Fin octobre, les différentes étapes prévues pour la future université ont été dévoilées.

Malgré les critiques énoncées par la municipalité de Yellowknife, le GTNO persiste et signe.


Le jeudi 29 octobre, le directeur responsable de la transformation du Collège Aurora, Chris Joseph, a tenu une conférence de presse afin de présenter les prochaines étapes liées à la transformation du Collège Aurora en université polytechnique. Les trois campus, Fort Smith, Inuvik et Yellowknife, sont concernés par ces changements.


Le gouvernement se donne ainsi cinq ans pour concrétiser le projet. « Contrairement à un programme gouvernemental qui vise un impact immédiat, la transformation consiste à assurer une université polytechnique durable à partir de son lancement en mai 2025 », est-il indiqué dans le plan de mise en œuvre. Pour rappel, l’engagement de transformation en université polytechnique a eu lieu en octobre 2018.


Ce plan est ainsi divisé en trois phases : la première, dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, est destinée à l’élaboration des fondations et à s’assurer des « engagements variés avec les partenaires et parties prenantes ». Elle devrait se conclure en octobre 2021.


La seconde, prévue jusqu’en octobre 2024, concerne les changements progressifs de la forme de l’université. Par exemple, la constitution d’un tout nouveau conseil académique du Collège Aurora. La dernière phase prévoit le lancement et l’ouverture de l’université en mai 2025, jusqu’à la finalisation complète des transformations en octobre 2026.


Pour suivre l’évolution des progrès de l’université polytechnique, le gouvernement des TNO a également annoncé la création d’une page Internet, mise à jour à chaque transformation.


À travers ces prévisions, « nous devons montrer que le Collège Aurora aura toujours la capacité de fonctionner », a précisé le directeur de la transformation.


En parallèle de la présentation par le gouvernement des TNO de cette mise en œuvre de cinq années, le Collège Aurora a de son côté dévoilé son plan d’appui 2020-2021 le 3 novembre.


« À ce stade de la transformation du Collège Aurora en université polytechnique, l’objectif est d’établir un système de mesure du rendement qui renforcera le fondement du Collège et préparera le terrain pour les principaux changements impliqués », a déclaré le président du Collège Aurora, Andy Bevan.

Des critiques entendues ?
Au cours des semaines précédentes, la municipalité de Yellowknife a mandaté une firme externe afin de mener une étude de faisabilité et de rentabilité entourant le projet.


À la suite des différentes observations, la mairesse de la ville, Rebecca Alty, appuyée par le conseiller municipal et président du comité consultatif universitaire/postsecondaire (UPAC), Julian Morse, a transmis une lettre au ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, R.J. Simpson.


De multiples critiques ont été avancées par la municipalité, comme l’absence de programmes compétitifs. « Les domaines de spécialisation proposés [dans le plan] sont trop larges, et ne focalisent pas sur ce qu’une université polytechnique pourrait ou devrait offrir dans le Nord canadien », résume-t-on dans la lettre envoyée au ministre.


Est également soulignée l’exclusion des sciences sociales des programmes. Selon le directeur responsable de la transformation au GTNO, l’objectif premier de cette future université n’est pas d’attirer des étudiants hors des TNO, voire du reste du monde. Mais au contraire, de se recentrer sur les Ténois afin de leur garantir une formation pratique qui leur permette de trouver un travail ici, dans le Nord.


« Nous avons été clairs dès le départ, nous proposons une université polytechnique d’abord destinée aux résidents du Nord, soutient Chris Joseph avant de tout de même souligner que les sciences sociales « n’étaient pas perdues dans nos programmes » et que l’on pouvait en retrouver notamment dans le cursus de sciences politiques. « Ce ne sera pas la seule opportunité, mais c’est la première fondation », a-t-il continué.

Manque de compétitivité
Autre problème pointé du doigt par la municipalité de Yellowknife : le manque de compétitivité avec l’université du Yukon. « En allant dans la direction proposée par le GTNO, nous craignons que la majeure partie de ce financement aille vers des établissements comme l’université du Yukon, est-il indiqué dans la lettre. C’est le moment pour nous de mettre en lumière les risques qui seront associés à un tel manque d’audace. »


À la question de la compétitivité, la réponse est sans appel : « Nous ne voulons pas être compétitifs avec une université comme celle du Yukon, nous voulons travailler dans la collaboration », explique M. Joseph.


Bien que la collaboration soit importante, il est tout de même important d’attirer des étudiants et de recevoir des subventions. Mais quelles sont alors les réelles différences avec l’université du Yukon ?


« Je pense que si nous regardons les domaines de spécialisations, ils sont différents dans plein de domaines […] Ils prennent des approches différentes, nous serons une université polytechnique contrairement à celle du Yukon », répond Chris Joseph.


Ainsi, selon ce dernier, même si les programmes seront similaires, la structure sera autre.


« C’est important pour nous, parce que ça envoie un signal vraiment fort à nos partenaires, et ça permettra aux gens du Nord d’être employés dans des entreprises du Nord. »


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