Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles : Musée déserté

La mini exposition «?Craft Is Story?» est présentée jusqu’en mars 2021. (Crédit photo: Cécile Antoine-Meyzonnade)

La mini exposition «?Craft Is Story?» est présentée jusqu’en mars 2021. (Crédit photo: Cécile Antoine-Meyzonnade)

Depuis sa réouverture, la fréquentation du musée a baissé d’environ 90 %, essentiellement à cause de l’absence de tourisme venu de l’extérieur des TNO.


Baisse conséquente de la fréquentation ou réduction des horaires d’ouverture, le Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles n’est plus le même depuis sa réouverture.


En témoignent les chiffres : au cours de ce début d’automne, selon la directrice du Centre depuis maintenant cinq ans, Sarah Carr-Locke, le musée accuse une baisse du nombre de visiteurs de plus de 90 %. Cette baisse est évidemment liée à la fermeture des frontières des TNO, et en conséquence, de l’absence de touristes venus de l’extérieur.


« Nous avons environ 15 personnes par jour dans la semaine, et peut-être 20 en fin de semaine, explique-t-elle. Depuis plusieurs années, c’est le tourisme lié à Aurora Village [qui fait vivre le musée] et au mois d’octobre, on avait parfois 200 personnes par jour. »


Pour la directrice, les touristes ne sont donc plus les mêmes : « Je ne pense plus qu’on appelle ça des touristes, mais plutôt des visiteurs du Canada », définit la directrice avant d’ajouter : « Nous avons remarqué qu’il y avait des personnes qui venaient voir leurs familles à Yellowknife, et après leur quarantaine, passaient au musée. »


Autrement dit, seuls les habitants des TNO, déjà habitués des collections, ou leurs familles et amis viennent fouler les salles. Du côté des expositions temporaires, les tableaux de l’artiste Walt Humphries sont accrochés depuis janvier dernier dans la mezzanine.


« Normalement, cela n’aurait dû rester que six mois, mais nous avons prolongé exceptionnellement. »
Les quelques pièces de l’exposition Craft Is Story, installées depuis fin septembre, ont le mérite d’exister, mais ne combleront pas les visiteurs avides de nouveautés.

Fermeture de lieux clés
Autre facteur important, la fermeture de l’aire de jeux des enfants. « C’est un peu triste parce ce qu’il y a beaucoup d’enfants qui y viennent d’habitude », s’attriste la directrice.


D’après cette dernière, cet espace accueillait beaucoup d’enfants lors des camps de jours.


Il est également compliqué pour les écoles de prévoir une visite et la directrice précise qu’il n’y a pas de partenariat particulier à venir.


Pour pallier les difficultés de visites liées aux mesures sanitaires, le Centre propose néanmoins un kit éducatif destiné aux élèves. « On espère que ça va devenir plus populaire puisque c’est plus difficile de venir. On veut vraiment dire aux enseignants que nous avons des ressources ici qui peuvent leur être envoyées. »


Par ailleurs, le restaurant Saveur de l’artisan a également fermé et sa réouverture n’est pas dans les plans pour le moment.


« C’est un lieu qui attirait beaucoup de monde. On attend la phase 4 du plan du gouvernement pour trouver un marchand locataire et rouvrir », indique Mme Carr-Locke.

Horaires réduits
Autre conséquence liée à la pandémie, une réduction draconienne des horaires d’ouverture du musée.


« Nous avons décidé de n’ouvrir que quatre heures par jour, du mercredi au dimanche », détaille la directrice.
Si ces nouveaux horaires sont liés à une anticipation du nombre réduit des visiteurs, c’est également pour soutenir les employés les plus fragiles. « S’il y a des employés immunodéficients, ils peuvent travailler aux heures durant lesquelles il n’y a pas de public », explique Mme Carr-Locke.


Le personnel n’a pas été diminué, mise à part quelques agents de la sécurité au cours du printemps puisque le musée était entièrement clos confie la directrice.


Une grande partie de l’été, après la réouverture, a permis de mettre en place les mesures sanitaires et de sécurité. « Trente-cinq employés y travaillent, donc il a fallu mettre en place un grand nombre de nouvelles règles, et les faire appliquer », de dire Mme Carr-Locke.


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