Articles de l'Arctique, 23 juillet 2021 : Les festivals tentent de s’adapter à la pandémie

Le festival culturel Adaka à Whitehorse au Yukon a annulé pour la seconde année consécutive son édition de 2021. (Courtoisie : Yukon First Nations Culture and Tourism Association/Cathie Archbould)

Le festival culturel Adaka à Whitehorse au Yukon a annulé pour la seconde année consécutive son édition de 2021. (Courtoisie : Yukon First Nations Culture and Tourism Association/Cathie Archbould)

Plus de 16 mois après l’apparition de la pandémie de COVID-19, les festivals des trois territoires, véritables vitrines de la vitalité de la culture autochtone, s’adaptent et évoluent en fonction de la situation sanitaire estivale.

Une version écourtée du festival artistique d’Inuvik

Le festival Great Northern Arts a fait son retour à Inuvik après une édition annulée en 2020. Cette année, une version plus courte et réduite à trois jours a été proposée au public, composée essentiellement de gens de la région. En effet, alors que le festival accueillait dans le passé un public venu des territoires voisins du Yukon et du Nunavut, l’édition de cette année s’est tenue du 13 au 15 juillet 2021 et a réuni des artistes des Territoires du Nord-Ouest uniquement. Suite à la levée des restrictions concernant les regroupements extérieurs, l’édition du festival a donc été l’occasion pour le public de se réunir et de célébrer pour la première fois depuis l’arrivée de la pandémie.

La situation sanitaire favorable a donc permis aux artistes et au public de se rencontrer.

« Nous avons vraiment de la chance par rapport au Yukon, car nous avons très peu de cas de COVID-19 dans les Territoires du Nord-Ouest. Le festival Great Northern Arts est un évènement interpersonnel dynamique et d’amitié entre les artistes et entre les visiteurs et les artistes. Les gens peuvent voir les [sculpteurs] créer et leur parler pendant qu’ils créent et qu’ils sont couverts de poussière », indique Dieter Weyse, directeur général de la société Great Northern Arts.

 

Annulation au Yukon

Le festival culturel Adaka a fait les frais d’une explosion des cas de COVID-19 au début du mois de juin. Initialement prévu du 25 au 30 juin 2021, il a d’abord été reporté à fin aout avant d’être finalement annulé.

« Nous avons surveillé de très près et au jour le jour la situation liée aux nombres de cas de COVID. Après avoir annulé [pour la seconde année consécutive], nous avons consulté les artistes, les ainés et les membres de la collectivité et il y avait tellement d’incertitudes. La santé et la sécurité sont notre priorité numéro un dans la communauté et c’était la décision la plus responsable, mais aussi la plus difficile à prendre, pour assurer la santé et la sécurité de toutes les personnes impliquées et de tous les résidents du Yukon », explique la productrice du festival Katie Johnson.

Adaka est davantage une célébration communautaire qui permet le réseautage entre artistes issus des arts visuels. Ils peuvent échanger et discuter de leurs techniques et de leurs modes de créations tout en étant en contact avec le public.

Cependant, l’édition 2022 est déjà en cours de préparation et devrait s’aligner avec la tenue du Sommet des arts de l’Arctique au Yukon en juin 2022. Ce sommet est administré conjointement par le gouvernement du Yukon et le Conseil des arts du Canada. Mme Johnson voit dans cet évènement une opportunité de retour sur la scène à ne pas manquer.

« Notre souhait est de faire d’Adaka une sorte d’équipe circumpolaire où nous pourrons présenter des artistes du nord circumpolaire. C’est aussi une très bonne occasion pour les Premières Nations du Yukon d’accueillir et de célébrer avec d’autres nations », précise-t-elle.

 

Un festival virtuel à Iqaluit

Habituellement organisé au mois de juin lorsque les journées ont 24 heures de lumière, le festival des arts Alianait se tiendra à la fin de l’année, en novembre, sous un format virtuel. Si la programmation n’a pas encore été dévoilée, la décision de proposer un format numérique a été prise dès le début de l’année 2021.

« Nous ne voulions pas faire la planification et devoir tout annuler [par la suite]. Nous avons juste décidé de le déplacer à l’automne et de faire un festival virtuel d’automne, comme nous l’avons fait l’automne dernier », rappelle Victoria Perron, directrice artistique du festival. De façon inattendue, l’édition virtuelle du festival à l’automne 2020 avait rencontré un énorme succès. Avec plus de 25 000 connexions, Mme Perron estime qu’un festival en personne n’aurait jamais pu réunir autant de gens. Toujours visible en ligne, la popularité de la précédente édition ne cesse de croitre et un public originaire de tout l’Arctique continue de visionner cette première édition virtuelle.

L’année 2022 se révèle déjà d’une grande importance, car elle pourrait être l’année du retour à un festival en direct et en personne selon Mme Perron.

« Nous espérons revenir à la normale en 2022 et c’est ce que nous attendons vraiment avec impatience », conclut-elle.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.