Nouvel office : La protectrice du citoyen en tournée

17 décembre 2019
Avant de devenir protectrice du citoyen, Colette Langlois a occupé différentes fonctions au sein de la fonction publique ténoise et de l’Assemblée législative. (Courtoisie protectrice du citoyen)

Avant de devenir protectrice du citoyen, Colette Langlois a occupé différentes fonctions au sein de la fonction publique ténoise et de l’Assemblée législative. (Courtoisie protectrice du citoyen)

Il reste beaucoup à faire pour informer le public du rôle exact de la protectrice.

La première protectrice du citoyen de l’histoire des Territoires du Nord-Ouest, Colette Langlois, a commencé le 5 décembre à Fort Smith une tournée qui l’amènera à Yellowknife et Hay River en janvier, puis à Inuvik en mars, à des dates pour l’instant indéterminées.
L’objectif de cette tournée d’assemblées publiques est de faire connaitre le rôle de la Protectrice du citoyen, ses pouvoirs et ses limites.
Mme Langlois est en poste depuis le 8 avril; cependant, son bureau à Hay River n’est ouvert que depuis le 18 novembre.
« Aucune plainte n’a été acceptée jusqu’à présent, explique Mme Langlois. Beaucoup de gens nous appellent pour avoir des renseignements et disent vouloir nous envoyer des documents. Plusieurs veulent porter plainte sur des organismes sur lesquels je n’ai pas juridiction. »

Un créneau spécifique
La protectrice du citoyen (ombudsman en anglais ou plus neutre, ombud) a pour mission d’enquêter sur d’éventuelles iniquités du gouvernement envers les citoyens en matière de décisions, de services ou de processus. Il peut s’agir de coupures injustifiées dans le versement d’une rente, ou encore de conditions imposées arbitrairement, d’erreur de droit, d’informations qui n’ont pas été fournies.
Les enquêtes sont gratuites, conduites en privé, et peuvent « être très rapides »
« Nous essayons de résoudre les plaintes simplement, mais nous enquêtons en profondeur », spécifie Mme Langlois.
Elles peuvent porter sur le gouvernement, ses ministères et ses agences, y compris les commissions scolaires et les sociétés d’habitation.
L’Assemblée législative, dont la protectrice relève, en est exemptée. Ses décisions sont non contraignantes.

Un bureau à Hay River
Colette Langlois a délibérément choisi d’installer son bureau à Hay River pour plusieurs raisons.
« Ça permet de marquer la distance avec la bureaucratie du gouvernement territorial, énonce-t-elle. Et c’est aussi important d’être perçu comme un bureau territorial. »
Dans cette optique, selon Mme Langlois, Hay River est bien situé, avec un réseau routier qui permet d’accéder facilement à plusieurs collectivités.
Le bureau de la protectrice du citoyen compte deux employés, outre Mme Langlois; Darlene Lamb, qui s’occupe de l’administration et de la réception, et l’enquêtrice Michelle Staszuk, qui s’exprime en français et en anglais, tout comme Colette Langlois.

Parcours
Le père de Mme Langlois est un francophone du Nouveau-Brunswick. La protectrice du citoyen est originaire de Yellowknife, où elle a étudié en immersion française. Elle a également fait une année de lycée en France.
Dotée d’une maitrise en droit, elle a travaillé pendant une vingtaine d’années pour le gouvernement ténois et pour l’Assemblée législative, où elle a notamment été conseillère spéciale du Président de la chambre.
Pour se préparer à ses nouvelles fonctions, elle a pris différentes formations, dont un cour d’enquête avec le protecteur du citoyen de l’Ontario, et a eu plusieurs conversations avec les protecteurs du citoyen de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
Le site internet de la protectrice, rédigé en français et en anglais, est en ligne depuis le 9 décembre. Certaines sections sont traduites dans les langues autochtones des TNO.

 

 


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