La couverte

 L’an dernier j’ai pris une décision mûrement réfléchie : je suis retourné aux études. Comme nos cinq finissants 2018 devront forcément y songer, ce n’est pas à la légère que j’ai choisi de passer les trois prochaines années à faire la navette entre Yellowknife et Montréal pour compléter des études universitaires.


Ce choix de l’exil académique est une incontournable réalité nordique. L’offre en éducation postsecondaire est excessivement limitée au territoire. Ceux qui choisissent l’université n’ont pas vraiment d’autres choix que de partir. Certains ne reviendront jamais. Pour d’autres, le goût de rester peut être un motif pour abandonner son rêve académique.
Moi-même, c’est en bonne partie mon désir de vivre dans le Nord qui m’a longtemps empêché de compléter mon baccalauréat. Si seulement la formation que je convoitais était offerte ici…


Un rapport sur l’éducation postsecondaire commandé par le gouvernement territorial suggère de changer le modèle failli du Collège Aurora par une université polytechnique du Nord dont le siège social serait sis à Yellowknife. Des centaines de jeunes Ténois déchirés entre leurs ambitions scolaires et leur amour du pays accueilleront sans aucun doute la proposition avec un soupir de soulagement. Enfin!


Bien sûr, les changements suggérés doivent être bien étudiés. Il ne faudrait pas prendre une décision de cette ampleur à la sauvette. Mais il serait malheureux de faire de la question de l’accès des Ténois aux études supérieures une affaire de gloriole régionale. L’éducation n’est pas une couverte sur laquelle les communautés tirent pour obtenir quelque emplois et avantages économiques ; c’est de l’avenir de notre jeunesse dont il s’agit.


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