L’univers d’Harry Potter en neige

John Sabourin et Eli Nasogaluak ont découpé une femme assise sur un croissant de lune pour inspirer «?l’optimisme?», ont-ils dit. 
(Crédit photo : Marie-Soleil Desautels)

John Sabourin et Eli Nasogaluak ont découpé une femme assise sur un croissant de lune pour inspirer «?l’optimisme?», ont-ils dit. (Crédit photo : Marie-Soleil Desautels)

La pandémie aura permis à des gens d’ici, dont certains n’avaient jamais sculpté sur neige, de démontrer leur talent et de présenter des œuvres uniques au jardin d’hiver Snowbuddy.

Une sculpture sur neige inspirée des romans d’Harry Potter a remporté dimanche la compétition où s’affrontaient des sculpteurs d’ici, au jardin d’hiver Snowbuddy (anciennement le festival Snowking). Celle-ci remplaçait le concours international de sculpture sur neige, dont ç’aurait été la 7e édition, n’eût été la pandémie.

« J’ai lu les sept romans quatre fois à ma fille de 8 ans dans la dernière année, alors tout dans mon cerveau tourne autour d’Harry Potter ! », a partagé Sarah Kalnay-Watson, entre deux coups de couteau dans la neige pour créer un éclair, lors du passage de L’Aquilon sur le site du festival, avant que ne soient terminées les œuvres. Elle et sa fille débutent leur 5e relecture.

Lorsqu’elle a suggéré à ses amis Byron Fitzky et Ryan McCord, qui travaillent sur la construction du château de neige Snowking depuis des années, de participer à la compétition des sculptures sur neige, ils ont sauté sur l’occasion. « Ils avaient envie de faire quelque chose d’artistique et de créatif », dit-elle. L’équipe The McKalfitznaycords est ainsi née, avec, pour dessein, l’univers d’Harry Potter.

La sculpture en trois dimensions, inspirée du symbole des reliques de la Mort, soit la baguette de sureau, la pierre de résurrection et la cape d’invisibilité, est décrite dans la série comme « une sorte d’œil triangulaire, la pupille barrée par un trait vertical ».

L’œuvre aux traits francs se détachait sur un rond de glace nue, celle du Grand lac des Esclaves. Plusieurs sculptures, dont une balle magique (un vif d’or, pour les initiés), le harfang des neiges (Hedwige), des pièces du jeu d’échecs des sorciers, ou un éclair l’entouraient.

Si Byron Fitzky et Ryan McCord sont habitués à travailler la neige, ce n’était pas le cas de Sarah Kalnay-Watson. « Je n’avais jamais sculpté de neige, ils ont été de très bons enseignants », a-t-elle dit le lendemain de la remise des prix, au téléphone.

Huit équipes se sont inscrites, avec près de 30 participants en tout. Chacune avait un budget de 1500 $, financé par le ministère de l’Industrie, Tourisme et Investissement. Les participants devaient produire une œuvre à partir d’un cube de neige de 2,5 mètres de côté. L’équipe qui a remporté le 1er prix s’est partagé 1500 $. Celle en 2e position, 1000 $ et, en 3e position, 500 $.

En deuxième position, la sculpture de l’équipe Tall Taniwha. Les quatre membres de l’équipe ont donné naissance à un Taniwha, une créature surnaturelle de la tradition maorie en Nouvelle-Zélande, d’où est originaire Niki Mckenzie, l’une des artistes. Leur grand serpent agrippait un kayakiste qui semblait être dans une bien mauvaise posture. Si Niki Mckenzie, qui fait partie de l’équipe des sculpteurs du château Snowking, a de l’expérience, ce n’était pas le cas de Laura Bain, infirmière qui, ces temps-ci, vaccine les citoyens contre la COVID-19. « Je me suis jointe à l’équipe pour le plaisir et pour éviter l’épuisement professionnel ! », a lancé celle qui n’avait jamais sculpté de neige auparavant.

Les participants avaient une expérience variée. Par exemple, John Sabourin et Eli Nasogaluak, de l’équipe Jedi et présents lors de notre passage, ont gagné plusieurs compétitions de sculptures sur neige. Ces Ténois d’origine, tous deux sculpteurs professionnels habitués à la pierre, ont cette fois-ci découpé une femme assise sur un croissant de lune pour « inspirer l’optimisme à la communauté et s’élever », ont-ils dit. « C’est plus difficile de sculpter de la neige que de la roche, car la neige est sujette aux aléas de la météo », a affirmé Eli Nasogaluak, dont les premières œuvres sur neige remontent aux années 1990. Leur délicate sculpture a raflé le 3e prix.

Plus loin, un ours s’agrippait à un arbre. La peintre Robyn Scott n’avait jamais sculpté auparavant. Un ami, dont c’est le premier hiver à Yellowknife, Wiley Wolfe, s’est joint à elle. « Comme la compétition était ouverte aux locaux, j’ai pensé que ce serait cool de participer et de faire partie du festival Snowking », a dit Wiley. Les deux filles de Robyn se sont jointes à eux.

« Je suis reconnaissante que le Snowking ait décidé d’offrir une compétition de sculptures sur neige pour les Ténois, a dit Sarah Kalnay-Watson, de l’équipe gagnante. J’adore aller voir le concours international chaque année et, cette fois, j’ai pu y participer. »

Les artistes de la neige devaient s’exécuter du 5 au 14 mars. Les œuvres ont été évaluées le 14 mars par un jury constitué de la mairesse Rebecca Alty, du député Rylund Johnson, de Johanna Tiemessen d’Arts TNO, d’un gestionnaire au ministère de l’Industrie, Tourisme et Investissement, Max Rossouw, et de l’artiste local Stephan Folkers.


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