L'envol de la musique classique dans le romantisme_4

La famille du violon figure parmi ces instruments de musique qui s’imposent au Romantisme comme œuvres d’art et de science des luthiers et des archetiers. Ces « artisans-ingénieurs » étudient la capacité de résonance et de vibration des matériaux végétaux et métalliques pour l’émission et la projection des notes musicales. Ensuite, ils les rassemblent minutieusement pour construire un système sonore optimal qui puisse vibrer parmi des niveaux d’intensité situés entre le silence et 4000 Hz.

 

Cette famille d’instruments — qui est composée du violon, de l’alto, du violoncelle et de la contrebasse — commence à se différencier lorsque les techniques des artisans d’instruments cordophones des péninsules arabique et anatolienne convergent, à la période médiévale, vers les cordophones à cordes frottées : le rebab et la lyre byzantine, des instruments composés d’une caisse de résonance et un manche sur lequel deux ou quatre cordes s’étirent entre un chevalet et des clés en bois, et qui sont joués en les frottant avec un archet. À la Renaissance, c’est dans la péninsule italienne que, le violon et sa famille commencent à être construits en utilisant plus de soixante-dix espèces de bois et de différentes résines pour leur vernis. C’est à ce moment que des familles de luthiers structurent des œuvres maitresses. Parmi ces familles se démarquent les familles Amati et Stradivarius. Parmi les plus importants compositeurs et joueurs de violon, mentionnons Arcangelo Corelli et Antonio Vivaldi pour son œuvre Il cimento dell’armonia e dell’ inventione dont les quatre premiers concertos sont appelés Les quatre stations.

 

Parmi les compositeurs et violonistes du début du Romantisme, Niccolo Paganini marque l’univers de la musique classique. Les complexités manifestes de ses compositions font vibrer son violon à des vitesses qui varient lorsque son archet glisse sur les cordes en produisant de longs légatos, des staccatos, des ricochets et des pizzicatos à des vitesses extrêmes, pendant que les doigts de sa main gauche bougent sur le manche du violon entre de longs vibratos, des trilles et des batteries qui se succèdent vertigineusement. Ses habiletés ont inspiré de nombreuses légendes à son propos, on raconte entre autres qu’il aurait fait un pacte avec le démon pour acquérir sa dextérité.


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