L'envol de la musique classique dans le romantisme_21

 Quelques mois avant la présentation de sa Symphonie fantastique au Conservatoire de musique de Paris, l’intérêt d’Hector Berlioz pour la poésie du romantisme et l’art de la composition musicale se manifeste en 1830 lorsque sa cantate La Mort de Sardanapale remporte le Prix de Rome remis par le Conservatoire de musique de Paris.
Sa cantate est inspirée par le drame écrit par le poète Lord Byron sur la fin d’un roi Assyrien légendaire qui, face à la défaite, décide de s’immoler en compagnie de Myrrha, son épouse favorite. Ce drame avait aussi inspiré le peintre Eugène Delacroix. La beauté de la cantate, dont le texte est rédigé par Jean-François Gail, impressionne le jury qui lui décerne le prix qui lui permet de passer deux années à Rome. Il y séjourne de 1831 à 1833.

Le séjour d’Hector Berlioz à Rome se déroule à l’Académie de France à Rome. Cette institution fondée en 1666 par Jean-Baptiste Colbert au bord du fleuve Tibre accueille des artistes français partis à Rome pour y parfaire leurs habiletés. En 1803, sous l’appui de Napoléon, cette Académie déménage à la ville de Médicis, au centre historique de Rome, et elle est placée sous la direction du Conservatoire de musique de Paris. C’est là que Berlioz fait la connaissance de compositeurs importants tels que Felix Mendelssohn et Mikhaïl Glinka, un compositeur russe avec qui il entretient une amitié qui perdurera toute sa vie.

De retour en France, Berlioz séjourne dans les montagnes de la région des Abruzzes, au bord de la mer Adriatique. Lorsqu’il rentre à Paris, il continue de composer dans la philosophie du romantisme. En 1834, il présente sa deuxième symphonie de programme Harold en Italie. Cette œuvre est inspirée par son séjour dans les montagnes et par le poème Pèlerinage de Childe Harold de Lord Byron, bien que, dans sa structure, on ne retrouve pas de relation directe avec l’argument du poème. Cette symphonie présente quatre mouvements : « Harold aux montagnes », « La marche des pèlerins chantant la prière du soir », « Sérénade d’un montagnard des Abruzzes à sa maitresse », et « Orgie de brigands ». Le tout, nimbé d’une riche multidimensionnalité sonore.


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