L'envol de la musique classique dans le romantisme_19

 La bataille d’Hernani, auquel participe Frédéric Chopin, est un évènement intellectuel important dans le développement de la philosophie sur laquelle s’appuyaient les dramaturges français. Le débat est déclenché par la présentation du drame Hernani, ou l’honneur castillan de Victor Hugo, une œuvre présentée à Paris en 1830. La bataille est l’aboutissement des discussions engendrées par les écrits de Madame de Staël, écrivaine et théoricienne parisienne qui, dans ses ouvrages De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales(1800) et De l’Allemagne (1814), postule que, pendant qu’en Allemagne le théâtre était configuré sous un substrat théorique de la tragédie historique qui ciblait l’unification identitaire nationale allemande, en France le substrat théorique était celui de la tragédie classique, qui ciblait l’aristocratie en perpétuant une division sociale au bénéfice de la monarchie.

La perspective analytique de Madame de Staël nourrit des polémiques qui font écho à la querelle des bouffons qui, avant la Révolution française, oppose des philosophes des Lumières sur la question de l’esthétique des opéras de langue française par rapport aux opéras rédigés en italien. La polémique qui incite des dramaturges du début du romantisme à s’opposer aux règles de l’écriture dramatique du théâtre classique, telles que les principes d’unité de temps, de lieu et d’action et l’écriture en vers.

Victor Hugo fait partie des modernes. Dans la préface de son drame Cromwell, il postule l’importance de briser ces règles qui limitent l’action de l’écrivain. Il est favorable à l’écriture en prose pour permettre à l’audience une meilleure réception des émotions exprimées par les acteurs. Il met ses convictions en pratique avec la présentation de son drame Hernani. Frédéric Chopin participe à ces débats lorsqu’il s’installe à Paris en 1831 en s’alliant à l’idée de liberté des structures classiques, mais en affirmant le rôle positif de l’aristocratie au développement des arts.

Frédéric Chopin habite en France à compter 1931 et y reste jusqu’à son décès en 1849. Il continue de composer sous l’impulsion du sentiment nationaliste polonais, surtout des polonaises, des mazurkas et des sonates. La majorité de ses compositions sont pour le piano solo. On ne retrouve dans son répertoire que deux concertos pour piano et orchestre et quelques autres compositions pour piano et orchestre. Ses prestations se déroulent principalement dans les salons littéraires de Paris. Il se lie alors d’amitié avec de grands compositeurs du romantisme tels que Franz Liszt et Hector Berlioz.


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