Arténoises : Jennifer Walden

Muskox Rumble – Acrylique sur toile. Jennifer Walden (Gracieuseté JW)

Muskox Rumble – Acrylique sur toile. Jennifer Walden (Gracieuseté JW)

Son art qui s'inspire du Nord.
 

Pendant que des hordes de loups suivaient furtivement la migration des troupeaux des caribous qui se déplaçaient au nord-est de Yellowknife, des chasseurs dénés et inuits se déplaçaient agilement, suivis par des femmes qui assuraient la survie des enfants et des anciens. Ils vivaient dans des constructions précaires construites en bois et en peaux sur le Bouclier canadien entre l’archipel de Beaufort, les Grands Lacs de l’Ontario, la baie d’Hudson, le Grand lac des Esclaves et le Grand lac de l’Ours, région où l’essaim des dykes de Mackenzie se manifeste à son meilleur.


À quel moment de leur histoire les premières femmes peintres se séparèrent de la tribu pour contempler la nature et reproduire graphiquement leurs perceptions ? La réponse reste mystérieuse. Les pigments qui composent l’acrylique, la peinture à l’huile, les pinceaux, les spatules, les canevas et les autres matériaux picturaux sont arrivés avec les colonies françaises et anglaises qui les transportaient à partir des ports de l’Europe au temps de la Renaissance.


Au début de notre millénaire, cinq siècles après que les premières colonies sont débarquées au Canada, Jennifer Walden arrive à Yellowknife et laisse son regard se poser sur la magnificence des éléments de nature qui l’entourent. Elle voyage à travers différents paysages des TNO et, émerveillée, prend ses instruments picturaux et cristallise ses perceptions sur des canevas et autres supports en utilisant différentes techniques qu’elle a apprises au fil de sa vie d’artiste.


Elle nait dans le nord de l’Ontario, là où les écosystèmes émergent des Grands Lacs sur les dômes précambriens du Bouclier canadien. À 13 ans, elle va vivre en Afrique, continent qui fascine ses yeux avec ses lions, girafes, tigres, éléphants et autres mammifères qui vivent entourés par des tribus nomades, alors elle commence à expérimenter et à perfectionner ses techniques picturales pour représenter ses impressions. C’est lorsqu’elle va à l’école secondaire en Inde que sa vocation de peintre est déclenchée par un tableau géant qu’elle peint en quatre mois. À son retour au Canada, elle fait des études à l’Université d’Ottawa et arrive à Yellowknife en 2002 pour s’établir tout en se dévouant à l’art de la représentation picturale, à la direction de films et à ses enfants. Elle se perfectionne en étudiant l’art de la Renaissance à Florence.


Le mouvement artistique dans lequel elle se projette est expressionniste dans l’art figuratif. Le matériel qu’elle priorise est l’acrylique, substance composée de pigments naturels ou artificiels et mélangée avec des liants composés de résines.


Jennifer Walden maitrise l’empâtement en utilisant des mortiers pour augmenter le volume de la pâte et créer des textures sur lesquelles elle glisse magistralement ses pinceaux. Par ce mouvement, elle place des couleurs du cercle chromatique en contraste avec des valeurs claires obscures, et utilise la qualité des couleurs saturées et non saturées en dégradé sur chaque petit élément de ses tableaux pour produire un effet explosif des images représentant la beauté naturelle des Territoires.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.

Suivez-nous
Changer de ville
Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages