Forte hausse des appels d’urgence à Hay River

Le Centre de soins de santé régional de Hay River accueille de plus en plus de personnes itinérantes intoxiquées, alors que le nombre d’appels d’urgence grimpe en flèche. Certains réclament l’implantation d’un centre de dégrisement dans le Slave sud. (Courtoisie Administration de la santé et des services sociaux de Hay River)

Le Centre de soins de santé régional de Hay River accueille de plus en plus de personnes itinérantes intoxiquées, alors que le nombre d’appels d’urgence grimpe en flèche. Certains réclament l’implantation d’un centre de dégrisement dans le Slave sud. (Courtoisie Administration de la santé et des services sociaux de Hay River)

En 2020, le service de protection de la municipalité de Hay River a dû répondre à 150 appels d’urgence de plus qu’en 2019. Une « très forte hausse » aux yeux du directeur des services de protection de la municipalité, Ross Potter, qui impliquerait plusieurs personnes sans-abris, dont le nombre se serait considérablement accru au cours de la dernière année.

Thomas Ethier — IJL — Territoires

« L’année 2021 ne s’annonce pas meilleure que 2020, du moins pour l’équipe des services de protection », lançait récemment M. Potter, lors d’une rencontre du conseil municipal. En date du 25 janvier, on dénombrait 60 interventions — dont 17 les 1er et 2 janvier —. « C’est le plus grand nombre d’appels que j’ai vu au cours des cinq dernières années », a-t-il affirmé.

Comme l’indique le directeur, nombre de ces cas impliqueraient des personnes itinérantes lourdement intoxiquées, alors confiées au Centre de soins de santé régional de Hay River pour leur période de dégrisement. « Des services additionnels à Hay River, comme un centre de dégrisement, ne nuiraient certainement pas », a-t-il affirmé au micro de Radio Taïga, en soulignant que cette situation accapare une partie importante des ressources du système de santé.

La mairesse de Hay River, Kandis Jameson, a souligné avoir réclamé des rencontres avec la ministre de la Santé et des Services sociaux et la ministre responsable de l’itinérance, dans le but de trouver des solutions à long terme à ces enjeux.

De plus, le stress associé à ce rythme de travail accru aurait un impact important sur son équipe. « Il y a toujours des risques d’épuisement professionnel liés à cette charge de travail accrue. C’est l’une de nos préoccupations », a-t-il affirmé au micro de Radio Taïga.

 

Démarches auprès du ministère

Le Comité de Hay River pour les personnes vivant avec un handicap, qui est notamment responsable des services offerts aux sans-abris, préconise également l’implantation de ressources supplémentaires pour les personnes vulnérables aux prises avec des problèmes de consommation. « Notre organisation a les ressources de base pour fournir ce service à Hay River », a indiqué par courriel la directrice générale, Pravina Bartlett.

L’organisme a d’ailleurs entrepris des démarches par le passé auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux, afin d’obtenir l’appui nécessaire pour mettre en place ces services. « Notre Centre d’urgence pour personnes sans-abris accepte les individus sous influence, mais seulement dans les limites de nos lignes directrices », souligne-t-elle.

« Avec un financement additionnel du gouvernement des TNO, nous souhaiterions créer un partenariat avec le Centre de soins de santé et d’autres organisations afin de répondre aux besoins du système de santé, ou encore, de mettre en place en centre de dégrisement, ajoute-t-elle. Ce service permettrait d’alléger en bonne partie le fardeau des soins de santé et des services ambulatoires qui s’affairent présentement à répondre à l’augmentation des appels d’urgence impliquant des personnes sans-abris. »

 

Accroissement de la population itinérante

La population itinérante de Hay River se serait considérablement accrue au cours de l’année 2020. Une situation provoquée en bonne partie, selon Pravina Bartlett, par la pandémie et plus particulièrement par l’argent de la Prestation canadienne d’urgence (PCU). « Certaines personnes quittent leur collectivité pour Hay River, avec l’argent de la PCU en main, puisqu’il est plus facile de s’y procurer les drogues voulues, explique-t-elle. Ils ont également accès à davantage de services de soutien. »

Mme Bartlett pointe également la perte de nombreux logements provoquée par l’incendie de l’édifice Highrise, en mars 2019, qui avait alors privé 150 locataires de logements abordables. « Certains d’entre eux sont toujours à la recherche d’un logement stable », indique-t-elle.


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