Fin d’un parcours pour quatre diplômés d’Allain St-Cyr

Les quatre diplômés d’Allain St-Cyr avec leurs enseignants. (Crédit photos : Éric Therrien)

Les quatre diplômés d’Allain St-Cyr avec leurs enseignants. (Crédit photos : Éric Therrien)

Malgré la pandémie qui a bouleversé toutes les sphères de la société, l’éducation au premier plan, les étudiants de l’école francophone de Yellowknife n’ont pas baissé les bras et ont persévéré jusqu’à l’obtention de leur diplôme.

La cérémonie de remise des diplômes pour les quatre diplômés de l’année 2021 de l’école Allain St-Cyr a eu lieu le 12 juin dernier. Samuel Gilbert, Sylvain Rourke, Amélie Schwarz et Ellie Zantoko-Lubaki ont pu célébrer cet évènement important entouré de leur famille, malgré une limite de 50 personnes imposée par la santé publique.

Amélie Schwarz se dit « contente et soulagée d’avoir gradué, mais triste de devoir partir après 12 ans ». Ce sentiment semble partagé par Ellie Zantoko-Lubaki, qui a confié en entrevue à Médias ténois que « ça fait du bien, tu te sens un peu libéré, mais j’ai eu beaucoup de bons moments là-bas et ça ne me tente pas vraiment de mettre tout ça dans le passé, mais c’est la vie. Il faut toujours avancer ».

Leur passage à l’école Allain St-Cyr a été marquant et se reflète dans leurs sourires lors de la remise des diplômes. « Mon passage a été bien soutenu par les enseignants avec des expériences enrichissantes. C’était généralement amusant », explique Amélie Schwarz. « J’ai pu continuer d’apprendre en français et d’avoir deux langues en grandissant, c’est important pour moi d’étudier dans ma langue maternelle et de me donner la chance de travailler dans les deux langues », poursuit-elle.

Ellie Zantoko-Lubaki, pour qui le français est aussi la langue maternelle, compte poursuivre ses études en français à l’extérieur des Territoires du Nord-Ouest. « J’ai été accepté à l’université d’Ottawa dans le programme de science politique et d’histoire », explique-t-il. Amélie Schwarz prévoit quant à elle travailler cet été à Yellowknife et voyager avant de s’inscrire à l’université l’année prochaine.

« Je voulais que mes deux enfants parlent français, qu’ils soient francophones, surtout dans un milieu minoritaire, donc c’était important pour moi qu’ils puissent communiquer avec ma famille », explique la mère de Sylvain Rourke, Sylvie Ayotte-Rourke. « C’est important d’avoir l’éducation, car on ne peut pas tout apporter à la maison, le français, ça se travaille et il faut le travailler », poursuit-elle.

Les messages des finissants pour les nouveaux élèves de l’école Allain St-Cyr ? Amélie Schwarz leur dit de s’amuser et Ellie Zantoko-Lubaki leur dit que « le début va être rough, mais il faut toujours continuer de forcer, de s’adapter et de ne jamais abandonner ».


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