En attendant la réouverture du Gold Range

Ryan McCord a enregistré From the Railyard to the Woodyard au début de 2020, juste avant la pandémie. (Crédit photo : Pat Kane)

Ryan McCord a enregistré From the Railyard to the Woodyard au début de 2020, juste avant la pandémie. (Crédit photo : Pat Kane)

Avec son second album, Ryan McCord s'offre de la musique pour danser le two-step dans l'exiguité de son shack.

Sept ans après la sortie de Westbound, l’auteur-compositeur-interprète à la voix chaude et grave Ryan McCord récidive avec un second album marqué par le son du honky tonk.

From the Railyard to the Woodyard est un projet réalisé juste à temps. C’est en février 2020 que l’humble laveur de vitres de Yellowknife se rend à Nanton dans le sud de l’Alberta pour enregistrer ses chansons au studio de Steve Loree. S’il avait repoussé la date pour prendre part à la construction du château de neige du Snowking — une autre de ses passions — le projet n’aurait sensément pas eu lieu.

«On parlait de la COVID-19 pendant l’enregistrement, se souvient-il, mais, à ce moment, on ne comprenait pas encore le risque. Et puis tout a fermé. Je voulais sortir l’album pour l’été, mais avec la situation j’ai plus ou moins laissé tomber. Je me suis remis sur le projet à l’automne et, finalement, j’ai choisi de le publier au solstice.» L’album est sorti à la fin décembre 2020.

Avec ce réalisateur spécialisé dans le country, Ryan McCord a pu compter sur l’apport de talentueux musiciens qui ont donné une touche honky tonk un peu vintage à l’album qui, bien agrémenté de violons et de guitare lap steel, sonne un peu comme Nashville dans les glorieuses années 1950. Après un premier album plutôt folk et blues, Ryan McCord avait le gout du country, cette musique qui le fait danser.

«C’est vraiment une belle musique pour danser, dit-il. Sur le plan du lyrisme, ce ne sont pas des chansons très profondes, mais je voulais des chansons pour danser. Ça vient vraiment d’un amour d’aller au Gold Range pour danser.» D’ailleurs, avec la pandémie et l’interdiction des cncerts, la fermeture du mythique bar de la 50e Avenue, établissement auquel le chanteur consacre une pièce, a marqué un deuil. Cet album, Ryan McCord tenait à le sortir sur disque vinyle, un support qu’il affectionne autant pour le son que pour l’objet. «Les personnes qui achètent des vinyles, c’est parce qu’ils veulent collectionner la musique, note-t-il. Ils veulent la garder. C’est véritablement un investissement, parce que ça prend de l’espace dans la maison. C’est pour les gens qui tiennent à avoir un objet solide qui représente la musique qu’ils aiment.»

Le musicien affirme lui-même avoir une «petite» collection de 33 tours parce que la cabane dans laquelle il réside ne pourrait pas accommoder la discothèque de ses rêves. «Je dois me limiter. J’ai probablement une centaine d’albums en vinyle.»

Comme le laisse deviner le titre, les thèmes abordés dans les chansons de Ryan McCord orbitent autour de deux pôles d’attraction principaux : les trains et ce quartier hors-norme où il habite dans son shack depuis une quinzaine d’années, le Woodyard, dans la vieille ville de Yellowknife.

Les trains d’abord. Trois chansons de l’album font directement référence aux locomotives, aux wagons de marchandise et à ceux qui les chevauchent. «Quand j’étais plus jeune, raconte-t-il, j’ai beaucoup voyagé au Canada, aux États-Unis et au Mexique et j’ai toujours aimé voyager en train et me promener autour des trains.»

Le Woodyard et l’esprit rebelle d’un certain Yellowknife sont aussi une source intarissable d’inspiration. «Vivre dans le shack, c’est très inspirant, dit-il. On n’a jamais eu de plainte de bruit, alors on peut toujours jouer de la musique à toute heure du jour. Il y a aussi beaucoup de musiciens qui sont passés par Yellowknife qui sont venus jouer de la musique [dans mon shack].»


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