Transport maritime : De nouvelles barges adaptées et sécuritaires

25 octobre 2018
John Vandenberg. (Crédit photo: Denis Lord)

John Vandenberg. (Crédit photo: Denis Lord)

Les barges dépasseront les exigences réglementaires en matière de protection environnementale.

D’ici deux à trois ans, le Service de transport maritime des TNO devrait être doté de quatre nouvelles barges qui permettront d’alimenter en produits pétroliers les collectivités. Ces chalands seront mieux protégés contre les fuites.


Les quatre barges ont déjà été dessinées par des ingénieurs et des architectes maritimes de la firme de Colombie-Britannique, dont Robert Allan, qui a déjà conçu les remorqueurs à faible tirant d’eau du Service.


« Les plans sont finis et certifiés, reconnus par la société de classification Lloyd register, assure le sous-ministre aux programmes et services des Infrastructures, John Vandenberg. Les barges sont prêtes à être construites. »


Un appel d’offres international pour un fabricant sera lancé. M. Vandenberg estime que les barges pourraient être livrées en 2020. Pour les payer, le GTNO dispose d’un montant maximal de 24,4 M$, soit d’une subvention de 19,5 M$ provenant du Plan de protection des océans et le quart de cette somme assumée par le gouvernement territorial.

Adaptation
La conception des barges a été couteuse et complexe, explique le sous-ministre Vandenberg. Très larges et ayant un faible tirant d’eau, elles sont, dit-il, conçues sur mesure pour le Mackenzie. Autre caractéristique majeure : leur coque double, désormais exigée pour transporter des produits pétroliers dans les océans.


En plus de ses 26 barges à coque simple, le Service de transport maritime des TNO possède déjà deux barges à double coque. Mais les nouvelles seront non seulement plus grosses, elles dépasseront également les exigences règlementaires, en épaisseur par exemple, assure le sous-ministre.


« Elles seront dotées d’un niveau supplémentaire de protection et pourront voguer n’importe où dans les eaux internationales », affirme-t-il, rappelant la présence de milieux très sensibles dans le delta du Mackenzie.


Les futures barges des TNO auront une autre particularité. Contrairement à ce qui se fait ailleurs, elles auront la capacité de transporter du pétrole dans les réservoirs et d’autres chargements en pontée. « Ça nous permettra de faire un seul voyage dans les collectivités, explique M. Vandenberg, avec environ 3,6 millions de litres de divers produits pétroliers en plus du matériel. Ça nous permettra de réduire les couts d’opération, mais aussi les risques. [...] Ce seront les seules barges de l’Arctique avec ce degré de sécurité. »

Secteur en croissance
Le Mackenzie, fait remarquer John Vandenberg, joue un rôle primordial pour le transport et le commerce, permettant d’acheminer du matériel depuis l’Alberta ou le sud des TNO jusqu’aux collectivités de l’Arctique côtier, en passant par celles du Grand lac des Esclaves et du fleuve lui-même. « Les produits pétroliers — mazout, essence pour les avions, huile de chauffage, etc. sont la bouée de sauvetage de ces collectivités », ajoute-t-il.


Lorsque le député des Territoires du Nord-Ouest Michael McLeod fait l’annonce de ces nouvelles barges au Centre de formation marine de Hay River, le 13 octobre dernier, il a aussi fait état d’investissements dans le Hub. Une somme pour l’instant indéterminée sera allouée à l’amélioration des infrastructures portuaires, dont la construction de quais flottants et le prolongement du quai longitudinal en béton. L’argent provient du programme des ports pour petits bateaux de Pêches et Océans Canada.
Ces investissements s’ajoutent à la création récente du Centre de formation maritime; un fort courant se dessine dans ce secteur.


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