Bientôt la fin pour l’«Association franco-culturelle de Hay River»?

Jessica Payeur, directrice générale de l'AFCHR (Courtoisie AFCHR)

Jessica Payeur, directrice générale de l'AFCHR (Courtoisie AFCHR)

L’Association franco-culturelle de Hay River devrait bientôt changer de nom, car elle élargit son mandat à l’ensemble du Slave Sud.

Le mariage entre l’Association franco-culturelle de Hay River (AFCHR) et la communauté francophone de Fort Smith sera bientôt officialisé par l’adoption d’un nouveau nom pour l’organisme. Celui-ci devrait être choisi lors de sa prochaine assemblée générale annuelle, d’ici quelques semaines.

« Ce n’est qu’une formalité », indique la directrice générale de l’AFCHR, Jessica Payeur, lors d’un entretien virtuel avec L’Aquilon.

« On va changer de nom pour inclure Fort Smith et même Fort Resolution, dit-elle. On pense que la proposition “Association franco-culturelle du Slave Sud” sera retenue par nos membres. »

L’idée de transformer l’association locale de Hay River en association régionale fait son chemin depuis quelques années. En 2017, l’AFCHR avait entrepris de jauger l’intérêt d’activités organisées pour et avec Fort Smith. L’Association francophone de Fort Smith, dissoute en 2015, avait laissé un vide, confirme la nouvelle présidente du conseil d’administration de l’AFCHR, Christine Sivret, en poste depuis un an. Celle-ci a habité sept ans à Fort Smith avant de s’établir il y a deux ans à Hay River.

L’AFCHR a d’ailleurs récupéré près de 7000 $, qui était en dormance du côté de la Fédération franco-ténoise, à la suite de la dissolution de l’association à Fort Smith, selon Jessica Payeur. « Ce montant va servir à organiser de nouvelles activités dans cette collectivité », dit celle qui dirige l’organisme depuis la fin novembre 2020.

L’objectif est de renforcer la francophonie au sud du Grand lac des Esclaves. « Il y a aussi une ouverture pour offrir des activités dans la région du Dehcho, à Fort Simpson et à Fort Providence, par exemple. C’est en élaboration », dit la directrice.

L’assemblée générale annuelle devrait se tenir en mars ou en avril. Lors de son assemblée précédente, l’organisme espérait, en plus de ce rapprochement, atteindre une « meilleure stabilité administrative », pouvait-on lire dans un article de Radio-Canada.

« On n’est pas encore où on voudrait être, mais on est sur la bonne voie, dit la présidente, Christine Sivret. Quand notre agente de développement, Édith Vachon-Raymond, est partie fin septembre, on a décidé d’embaucher une personne à la direction générale plutôt qu’une autre agente. Ç’a pris du temps pour trouver ! Le CA s’est tenu les coudes et on a tous fait beaucoup de bénévolat, entre autres pour organiser des activités. Quand Jessica est arrivée, il y avait beaucoup de choses à mettre à jour. » Tous les membres du conseil d’administration sont nouveaux.

Programmation

La programmation était d’ailleurs vide à l’arrivée de la nouvelle directrice. « C’était une page blanche, dit Jessica Payeur, qui a vécu à Yellowknife 3 ans et demi avant de déménager à Hay River pour le poste. J’ai dû user de toute mon imagination pour la remplir ».

Elle se félicite d’ailleurs de la « belle programmation » à venir, avec des activités qui s’adressent aux adultes, aux travailleurs, aux jeunes et pas seulement aux francophones.

Cela dit, l’impact de la pandémie est non négligeable sur les activités au calendrier. « Il est impossible de faire des spectacles musicaux à Hay River en ce moment, car nos salles sont trop petites, dit-elle. C’est un inconvénient majeur. On planche sur des projets à l’extérieur cet été et on se croise les doigts pour qu’ils soient acceptés. »

Elle note néanmoins que les activités en ligne sont populaires et que l’adoption de plateformes virtuelles depuis la COVID est un avantage. « On offre des formules hybrides pour joindre le plus de gens possible à l’extérieur de Hay River », dit-elle. Par exemple, durant les Rendez-Vous de la francophonie, l’Association franco-culturelle de Yellowknife présente la pièce Les Monologues du Vagin, les 8 et 9 mars au Northern Arts and Cultural Centre (NACC). L’AFCHR en profite pour diffuser ce classique en direct le 8 mars au cinéma Riverview de Hay River et en ligne pour tous. L’Association offre aussi une projection d’art autochtone en partenariat avec le NACC des cours de français ou de la formation en ressources humaines en ligne, une levée du drapeau à Hay River et une autre à Fort Smith, etc.

À long terme, l’association, qui changera bientôt de nom, espère organiser des activités dans « tout le grand Slave Sud pour les francophones, francophiles et francocurieux », dit la présidente, Christine Sivret. « On aimerait aussi qu’il y ait des représentants d’autres collectivités sur notre conseil d’administration », ajoute-t-elle.

En attendant, Jessica Payeur s’efforce de mettre de l’ordre dans l’association. « C’est un mélange émotionnel explosif au quotidien que de diriger un organisme où tout n’a pas été fait dans les derniers mois. Je compte tout bien organiser. » Elle espère d’ailleurs trouver du financement pour embaucher une coordonnatrice d’évènements, dès cet été, pour l’épauler dans ses tâches.

S’il y a encore du travail à faire pour atteindre une meilleure stabilité administrative, la directrice juge que son organisme a atteint une « meilleure stabilité financière ». « On est passé d’un budget annuel d’environ 50 000 $ à 150 000 $ depuis 2018. Ça ouvre la porte pour de nouveaux projets », conclut-elle.


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