Passage du Nord-Ouest : Voir et être vus

Le 1er groupe de patrouilles des Rangers canadiens de Kugluktuk établit un poste d'observation temporaire dans le passage du Nord-Ouest, le 10 août dernier. (Crédit photo : Anna Muselius, Forces opérationnelle interarmées Nord)

Le 1er groupe de patrouilles des Rangers canadiens de Kugluktuk établit un poste d'observation temporaire dans le passage du Nord-Ouest, le 10 août dernier. (Crédit photo : Anna Muselius, Forces opérationnelle interarmées Nord)

La surveillance du passage du Nord-Ouest unit différents corps militaires. 

Pour une première année, l’opération militaire anciennement appelée Nunakput, qui servait à affirmer la présence fédérale dans le Nord canadien, est intégrée à l’Opération Nanook. Commencée en juillet, elle se poursuit jusqu’au 7 septembre, et se manifeste cette année par une présence militaire canadienne à différents emplacements le long du passage du Nord-Ouest.


Le lieutenant de vaisseau Alex Fast, est membre de l’équipe de planification de la Force opérationnelle interarmées Nord (FOIN). C’est lui qui a planifié la présence militaire successive dans huit sites du passage du Nord-Ouest dont Kugluktuk. Les membres du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadien y sont appuyés par la Gendarmerie royale du Canada, Environnement et Changement climatique Canada, la Garde côtière canadienne et le ministère des Pêches et des Océans.


« Le but est de créer une présence maritime militaire dans le Nord, de surveiller les mouvements de vaisseaux dans le passage du Nord-Ouest durant son ouverture », détaille le lieutenant Alex Fast.


Les militaires sur place ne font aucune intervention. Au besoin, ils transmettent l’information au Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage. Leur tâche consiste davantage à dresser un portrait global de la situation qu’on désigne par l’acronyme anglais RMP pour Recognized Maritime Picture. La RMP fournit, par exemple, de l’information sur le type de bateau, la nationalité, la trajectoire, le temps du parcours, et tutti quanti.


« Ensuite, ajoute le Lieutenant Fast, les Rangers rapportent l’information à leur chaîne de commandement aux quartiers généraux des Rangers, qui la transmette ensuite au Centre FOIN. »


Le militaire souligne que l’armée n’est pas là que pour voir, mais aussi pour être vue, une manière d’évoquer le rôle jouer par les Rangers d’assurer une présence dans l’Arctiique pour y affirmer la souveraineté nationale..

Trafic maritime
Quelques 22 différents navires ont emprunté le passage du Nord-ouest depuis le début de l’opération en juillet; au moment d’aller sous presse, FOIN n’a pu fournir aucun détail sur la nationalité et le type de navire.


Le mode opératoire de l’armée ayant changé, le Lieutenant Fast n’est pas non plus en mesure de quantifier l’augmentation de la circulation, même s’il affirme qu’elle est très réelle.


Le ministère Pêches, Océans et la Garde côtière canadienne possèdent leurs propres statistiques sur le passage du Nord-Ouest. Le nombre de navires y ayant effectué un transit complet est passé de 18 à 33 entre 2010 et 2017. Il faut noter que les navires ayant effectué un aller-retour sont calculés deux fois. On ne compte que deux navires d’un gouvernement étranger; la catégorie « aventuriers » est bien fournie.


Le nombre de navires ayant effectué une traversée partielle oscille, pour la même période, entre 17 et 19.

 


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.

Suivez-nous
Changer de ville
Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages