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Réunion mensuelle de la CSF TNO : Vivre sans surplus

20 janvier 2011
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Au cours des deux prochaines années, la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSF TNO) aura un tout nouveau défi financier : celui de se serrer la ceinture. Une situation sérieuse qui sera abordée « avec une pédale douce », partage Philippe Brûlot, directeur général de la CSF TNO. 

 

Gaspard Kabanga, contrôleur financier de la CSF TNO, s’est fait très clair lundi dernier, lors de la réunion publique mensuelle de la CSF TNO : « Nous allons commencer, certainement, l’année fiscale prochaine avec un surplus de zéro et une dette que nous devrons à l’avocat [...] ».

 Si l’impact de ces procès n’est pas très bon sur la situation financière de la CSF TNO, M. Kabanga et M. Brûlot demeurent positifs. Ayant l’habitude de terminer leurs années fiscales avec de bons surplus (près de 300 000 $ l’année dernière), M. Brûlot explique ne pas être trop inquiet : « On parle seulement d’absorber une facture d’avocat sur deux ans, et qui est à peu près de 100 000 $ par an, mais on sait déjà que l’augmentation de nos étudiants nous rapportera le même montant! ». M. Kabanga a d’ailleurs expliqué que des arrangements avec Me Roger Lepage, l’avocat de leurs procès de l’automne dernier, ont déjà été faits afin d’étaler ses paiements sur deux ans. Le contrôleur financier nous informe aussi que d’après une analyse de leur situation, cette dernière ne s’avère pas être mauvaise.

 Outre les arrangements avec l’avocat et l’augmentation du nombre d’étudiants, la CSF TNO a prévu réduire au maximum les dépenses de son bureau central dans les deux prochaines années. Le comité des finances de la CSF TNO a d’ailleurs prévu ne rien toucher en ce qui a trait au fonctionnement des écoles, M. Kabanga ajoute : « Le niveau actuel de la dotation dans les écoles demeurera le même ». M. Brûlot, en entrevue avec L’Aquilon, a d’ailleurs souligné que si le verdict émis au printemps prochain tombe en leur faveur, il se pourrait bien qu’une partie de leurs dépenses en avocat leur soient remboursées. « Il y a une possibilité », émet-il comme hypothèse.

 En ce qui concerne la possibilité de se retrouver en Cour d’appel ou en Cour Suprême, M. Kabanga avertit : « Nous risquons d’encourir d’autres dépenses, grosses dépenses, qu’il va falloir chercher comment gérer ». À la suite de quoi le directeur général intervient : « Si nous allons en appel, c’est que le gouvernement nous forcerait à aller en appel parce que nous aurions gagné et qu’il ne veut pas payer ». Dans cette situation, M. Brûlot se dit confiant étant donné que le verdict leur aurait déjà donné raison. Dans un contexte où ils perdraient leurs causes, iraient-ils en appel? « Dans ce contexte-là, nous allons y réfléchir », laisse planer le directeur général.