Engagement : Vivre avec l’engagement de l’autre

Il faut remercier les gens qui sont derrière.
 

Comme si vivre en couple ou en famille n’exigeait pas déjà sa part de compromis, l’autre, la conjointe, l’amoureux, s’engage parfois dans des causes qui demandent encore plus de compréhension et de doigté. Comment ça se vit?
Océane Coulaudoux est une personne fort impliquée. On la connait entre autres pour son engagement de longue date dans l’Association des parents ayant-droits de Yellowknife (APADY). Elle fait aussi partie du conseil d’administration de la Fédération franco-ténoise.


Parlant de ces personnes qui doivent trouver un équilibre à travers la vie parallèle de leur conjoint, Mme Coulaudoux remodule l’axiome un peu ranci voulant qu’une femme se cache derrière chaque grand homme.
On pourrait plus précisément dire qu’une grande personne se cache parfois derrière une autre.
« J’admire ces personnes qui soutiennent leur conjoint, s’émeut Mme Coulaudoux. C’est vraiment beau à voir. [...] Il faut remercier les gens qui sont derrière. »


Elle considère que les partenaires de ceux et celles qui font du bénévolat font leur part dans certaines causes en s’occupant davantage des enfants.
Parfois, ils mettent directement la main à la pâte. Untel aide à installer des infrastructures, un autre vient débarrasser les couverts, remettre un local dans l’état.


« Des fois, c’est toute la famille qui aide », rappelle Océane Coulaudoux.

Un don de soi
Simon Cloutier travaille dans le domaine de la construction. Ce père de deux enfants est par ailleurs président de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO). Il siège en outre à la Fédération nationale des conseils scolaires francophones.


« Il a des réunions toutes les semaines, des voyages, des entretiens téléphoniques, énumère sa femme, Christine Ratel. Ça ne lui fait pas beaucoup de vacances par année. Il est plus fatigué. »


Forcément, cet engagement se traduit par un supplément de tâches familiales pour elle.
Mais elle dit avoir accepté cette situation et comprendre l’implication de son mari, Simon Cloutier, dans l’éducation, étant elle-même enseignante. Et c’est plus facile aujourd’hui, alors que les enfants du couple ont 17 et 19 ans.
« Je le [soutiens] là-dedans, assure Mme Ratel. Je ne veux pas qu’il lâche. Il a fait avancer des choses, je le trouve bon dans ce qu’il fait. »


Elle souligne le don de soi qu’il y a dans le bénévolat, le poids des décisions, avec leur cortège de conséquences.

En faire plus
À sa vie professionnelle et à la charge de ses deux enfants, Marie-Ève Martel cumule la vice-présidence de l’Association franco-culturelle de Yellowknife et le commissariat à la CSFTNO.


« Je l’ai encouragée à en faire plus, dit sans rigoler son mari, l’homme d’affaires Lyle Fabian. Je ne vois pas cela comme un problème. C’est important qu’on redonne à la communauté. »


M. Fabian dit qu’il doit y avoir un équilibre entre les tâches des deux conjoints pour qu’il y ait de l’harmonie. Il aime aussi savoir d’avance à quoi s’attendre.


Lui aussi s’implique. Il est membre de la NWT Law Foundation et travaille à doter les Premières Nations d’infrastructures et de bandes passantes.


« J’ai des [origines] autochtones, explique Lyle Fabian. Où j’ai grandi, il faut que tu participes pour que la communauté prospère. »

Cet article a été assigné par la rédactrice invitée de L’Aquilone, Océane Coulaudoux.


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