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Carolyn Matthews : Une enseignante branchée

17 mars 2011
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Jeune et branchée, Carolyn adore ses étudiants qui le lui rendent bien en participant avec elle à la création de beaucoup de projets ! (Photo : Édith V-R)

Jeune et branchée, Carolyn adore ses étudiants qui le lui rendent bien en participant avec elle à la création de beaucoup de projets ! (Photo : Édith V-R)

Douce et souriante, Carolyn Matthews s’est adaptée à l’unicité de sa vie ténoise.


Carolyn Matthews est enseignante, à l’école secondaire P.W. Kaeser, à Fort Smith. D’abord enseignante des cours de français langue seconde, Carolyn enseigne aussi une panoplie d’autres cours plus ou moins originaux, dont des cours de cosmétologie qui plaisent à bien des étudiants. Au moment de faire l’entrevue, c’est donc entouré de fers à friser et d’affiches en français que L’Aquilon a retrouvé l’enseignante.

Cette anglophone qui parle le français à merveille a perfectionné sa deuxième langue lors d’un séjour d’une année à Nice, en France, dans le cadre de ses études. Fan de voyages, cette jeune femme qui se prédestinait à la biologie (elle a un baccalauréat en biologie) a découvert sa passion pour l’enseignement lorsqu’elle est partie enseigner en Corée du Sud, pendant une année. « Je me rappelle avoir aussi voulu être journaliste ! », rigole celle qui est d’ailleurs aujourd’hui enseignante de Carrière et vie à l’école secondaire de Fort Smith.  C’est au retour de son voyage en Corée du Sud qu’elle s’est dirigée vers un baccalauréat en enseignement.

Carolyn est arrivée à Fort Smith au début de l’année scolaire 2009-2010. Elle s’y est depuis installée, en plus de créer des liens solides avec ses élèves. « Ici, c’est plus petit. C’est différent d’ailleurs. Ici, les jeunes se créent leurs propres opportunités », raconte la jeune enseignante qui aide ces derniers à monter des projets, dès qu’ils en démontrent l’envie. « Ce sont des jeunes incroyables ! », dit Carolyn qui est responsable, depuis, de la publication d’un petit journal à l’intérieur des murs de l’école, le P.W.K. Post, et d’un club de discussion sur les enjeux mondiaux. Le journal est une initiative d’étudiantes qui collaborent avec le Slave River Journal. « Tous les journalistes en herbe ont leurs calepins, c’est vraiment mignon! », laisse-t-elle tomber, souriante. Pour ce qui est du club de discussion, il s’agit d’une idée de Nicole Labine, que l’on connaît pour sa récente aventure en Antarctique. « Ils sont vraiment motivés ! On dit que les jeunes sont isolés, ici, mais je ne trouve pas, ils ont tellement d’opportunités ! », soulève-t-elle. Une levée de fond est aussi organisée, depuis l’année dernière, par les étudiants qui veulent contribuer à une cause qui leur tient à cœur. Cette année, c’est le voyage récent d’une jeune fille en Tanzanie, qui a inspiré le groupe. « Elle est revenue avec des photos d’une vraie école, de vrais élèves à qui elle a parlé », partage Carolyn qui explique que ce contexte encourage les élèves qui se sentent plus près de leur cause. Ils travaillent à amasser des fonds pour aider à la construction d’une école. « Ça demeure des activités de financement à l’intérieur de l’école. On organise des encans où l’on entartre des profs ou des agents de la Gendarmerie Royale du Canada. On a aussi un petit service de télégrammes-bonbons. » Des promenades avec les chiens du refuge pour animaux de la ville sont aussi organisées : « C’est une façon de merci aux gens qui s’impliquent. »

Originaire de Kitchener, en Ontario, Carolyn apprécie sa vie à Fort Smith : « J’aime beaucoup voyager, mais j’aime aussi ma vie ici. Il n’y a pas trop de stress! » Son copain est d’ailleurs déménagé avec elle aux TNO et il enseigne aussi à l’école secondaire. Elle raconte adorer faire de la course, du curling et de la randonnée pédestre, notamment avec ses chiens. Elle prévoit demeurer à Fort Smith pour quelques années encore.