S'abonner à Médias Ténois

Soup kitchen à Hay River : Un retard… encore?

24 mars 2011
0 Commentaire(s)
Il a d’abord fallu quatre mois pour trouver un nouveau lot où s’installer, il en a ensuite fallu plus de onze pour y emménager. (Photo : Édith V-R)

Il a d’abord fallu quatre mois pour trouver un nouveau lot où s’installer, il en a ensuite fallu plus de onze pour y emménager. (Photo : Édith V-R)

La Soup kitchen de Hay River n’a pas encore ouvert ses portes. Un retard qui devient long, soupire la présidente Laura Rose.


Décidément, Laura Rose, présidente de la soupe populaire, aura su faire preuve d’une patience monumentale depuis qu’elle a reçu un avis la forçant à déplacer son service à une autre adresse, il y a de cela un peu plus d’un an. Lorsque L’Aquilon a rencontré la dame, lundi dernier, la Soup kitchen n’était pas encore prête à ouvrir ses portes.

« Quand allez-vous ouvrir?! », s’exclame deux jeunes adolescents à Mme Rose, qui leur répond par un sourire compatissant. « Les clients de la soupe populaire ont été extraordinaires et patients tout au long du processus », partage la présidente qui espérait ouvrir à la fin du mois de février. Un mois plus tard, elle est dorénavant déménagée dans leur nouvelle maison mobile, située derrière l’église catholique romaine de Hay River, à quelques pignons à peine de leur ancien emplacement.

Pourquoi ne pas ouvrir?
« C’est juste vraiment lent », explique la dame en désignant de nombreux endroits qui nécessitent encore des rénovations avant d’être réglementaires lors de l’inspection. À débuter par les cadres de portes inexistants qui laissent voir l’isolation entre les murs. Elle explique que l’aide bénévole est difficile à aller chercher et que la fiabilité de la main-d’œuvre laisse parfois à désirer. Au moment d’écrire ces lignes, on avait finalement trouvé une personne pour accomplir quelques travaux. « Nous essayons de voir comment nous pouvons nous en sortir et ce qui s’en vient », explique la dame qui est aussi la seule bénévole permanente à la soupe populaire. « Nous avons perdu deux membres de notre conseil d’administration au cours du dernier mois, en raison d’embrouilles créées par cette situation », rapporte-t-elle. Outre Mme Rose à la présidence, le vice-président Wayne Keefe et la secrétaire Bev Gibb sont encore de la partie. « Nous sommes à la recherche d’un trésorier. »

Concernant les finances, Mme Rose s’éclaircit un peu : « Ça ne va pas trop mal. » Si leur organisation présente un déficit de 8 000 $, ils ont reçu une offre originale d’un donateur anonyme qui s’est porté garant de faire don de 10 000 $ si la Soup Kitchen pouvait trouver un autre donateur du même montant. « Nous n’avons trouvé personne pour égaler la somme, mais nous l’avons égalée autrement », a partagé Mme Rose qui est plutôt allée cogner aux portes de certaines entreprises, dont Arctic Canada Construction Ltd., qui leur a fourni de la main-d’œuvre gratuite. « Nous espérons que cela peut être accepté par le donateur », dit Laura Rose qui attendait encore la confirmation. « Si cela fonctionnait, ça nous tiendrait la tête hors de l’eau pour un moment! »

En attendant l’ouverture de la nouvelle soupe populaire, Laura Rose distribue toujours des provisions à ses clients. Elle fournit aussi des repas pour certains enfants de l’école Harry Camsell. Elle informe : « Nous avons fourni quatre douzaines de repas du midi depuis janvier. » En 2009, près de 38 ménages, totalisant environ 80 personnes, ont reçu de l’aide grâce au service de paniers d’épicerie de la soupe populaire. « Je demande à mes clients de m’écrire une liste d’épicerie de leurs besoins réels et je les approvisionne ensuite », écrit-elle dans un rapport sur la pauvreté qu’elle a remis, en octobre 2010, lors d’une conférence anti-pauvreté, à Yellowknife.