Kiai!!! : Sports

28 juillet 2000
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Derrière le comptoir du club vidéo où il est assis, Robert Hui ne paraît pas menaçant. Petit, maigre et souriant, il ne ferait certainement pas peur aux voleurs. Pourtant, il pratique le Kung Fu depuis plus de 26 ans et il est un fervent amateur d'arts martiaux. Il s'entraîne à tous les deux jours pour un total de 6 h par semaine.

« Le Kung Fu permet aux gens d'avoir une expérience physique tout en exprimant leur spiritualité », a précisé M. Hui. Pour lui, le Kung Fu ne désigne pas un combat entre deux adversaires, mais plutôt un moyen de se perfectionner.

« Le terme Kung Fu fait allusion au travail et aux tâches exécutés par des particuliers ainsi qu'au statut marital », a indiqué M. Hui vaguement, et sans pouvoir donner une traduction exacte. Sur Internet, une autre définition, plus exacte cette fois-ci, explique le sens de ce sport : il est, en Chine, synonyme « d'habilité (péniblement) acquise ». « Lorsque tu deviens le meilleur dans ta profession, tu as atteint le Kung Fu », a-t-il ajouté.

Or voilà que M. Hui s'apprête à acquérir une nouvelle habileté : celle d'enseigner le Kung Fu aux francophones dans leur langue. Ce dernier a laissé entendre que toute la population pourrait profiter de ses services à Yellowknife.

« Je pense que c'est une bonne idée puisqu'il y a beaucoup de francophones dans la ville », a-t-il remarqué. « Le seul problème est qu'il y a peu d'activités sportives offertes en français. »

Robert Hui estime que le sport est un moyen pratique de partager sa culture et en retour d'en apprendre davantage sur une autre. Le français est sa troisième langue parlée après le cantonais et l'anglais. Il a pris la peine d'apprendre la langue de Molière lorsqu'il était encore un résident d'Hong Kong.

« J'ai travaillé à titre de secrétaire pour l'Alliance française, une organisation subventionnée par le gouvernement français pour aider les étrangers à apprendre la langue », a-t-il indiqué. « Pour moi, le bonheur a été de pouvoir rencontrer d'autres personnes ». À plusieurs reprises, M. Hui a tenté de décrire son amour pour le français. Malheureusement, il n'a pas pu traduire le terme cantonais ni en français, ni en anglais. Les seuls mots qu'il est à prononcé ont été « chic » et « romantique ».

« À Hong Kong, on parvenait toujours à avoir une bouteille de Beaujolais nouveau lors des grandes célébrations d'automne », s'est-il remémoré. Les fêtes et la vie culturelle française l'ont vraisemblablement toujours fasciné.

Entre-temps, M. Hui enseigne le Kung Fu à 6 à 10 élèves chaque fin de semaine au centre Abe Miller. Les intéressés peuvent le rejoindre au 873-4188 entre 14 h et 22 h.
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