Les Dénés reconnus : Sports

21 juillet 2000
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Au terme de la conférence sur le sport de la région des territoires du Nord, Denis Coderre a annoncé sous les applaudissements de 66 délégués du Yukon, des T.N.-O. et du Nunavut, que la présence des Dénés et des Inuits allait être mis à l'avant-plan sur la scène nationale. Le secrétaire d'État du Sport amateur a déclaré que le gouvernement fédéral financera cette initiative. Il a signalé son intention de voir tous les citoyens canadiens inclus dans sa nouvelle politique canadienne du sport.

« J'ai indiqué que j'étais prêt à appuyer les jeux traditionnels dénés et inuits », a indiqué M. Coderre. « Aux Jeux du Canada, qui se dérouleront à London (Ontario) en 2001, je suis prêt à avoir une démonstration de 12 à 15 athlètes. Je ferai les mêmes efforts lors des prochains Jeux de la Francophonie. »

Cette annonce a certainement plu au ministre des Affaires municipales et communautaires, Jim Antoine, lui-même un Déné. Il a appuyé la démarche du secrétaire d'État : « Nous avons investi beaucoup de temps pour présenter les jeux dénés et inuits lors des Jeux d'hiver de l'Arctique (qui se sont déroulés à Whitehorse l'hiver dernier). Nous aimerions partager et promouvoir notre culture avec le reste du Canada. »

Les besoins des francophones, des autres minorités et des handicapés seraient adressés dans la nouvelle politique, qui doit demeurer inclusive et représenter toutes les facettes de la société canadienne, selon le ministre. Il a indiqué qu'au chapitre des langues officielles, ce serait injuste de sa part d'exclure le groupe linguistique auquel il appartient. Le secrétaire d'État a noté à plusieurs reprises qu'il a participé à la Commission Mills, où la question des langues officielles a été examinée. L'inclusion des sports autochtones faisait partie des trois recommandations principales proposées par les délégués. L'instauration d'un programme communautaire de certification des entraîneurs accessible à la population nordique, et sensible aux besoins des Autochtones, a été une autre préoccupation majeure. L'appui aux bénévoles et le besoin de promouvoir les bienfaits du sport ont également étés soulevés.

« Nous avons besoin d'entraîneurs et d'entraînement plus efficaces », a indiqué Sabrina Broadhead, une ancienne athlète. Un délégué nunavutois a indiqué que le manque de réseaux de communications entre les communautés a un impact sur la participation des résidents.

Le secrétaire d'État, Denis Coderre a laissé savoir que la nouvelle politique sera participative et pas nécessairement centralisée. La qualité de vie et la santé des résidents canadiens iront de mieux en mieux si plus de gens s'impliquent dans des activités sportives.

« Aux Territoires, seulement 37 pour cent des gens participent dans des activités sportives, par rapport à 45 pour cent dans le reste du Canada, ce qui est déjà peu », a déploré le secrétaire d'état. Il estime que des économies de 5 milliards de dollars pourraient être réalisées dans le domaine de la santé si 10 pour cent de plus de résidents prenaient part à des activités sportives. L'économie du sport, quant à elle, vaut 8 milliards de dollars et implique plus de 380 000 personnes à travers le pays.

Quatre autres consultations sont prévues à travers le pays d'ici les prochaines semaines. La politique sera élaborée une fois que tous les parties auront été consultés dans toutes les régions canadiennes.
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