Soutenir l’apprentissage à Ulukhaktok

L’école Helen Kalvak Elihakvik à Ulukhaktok. (Courtoisie Patrick MacIntyre)

L’école Helen Kalvak Elihakvik à Ulukhaktok. (Courtoisie Patrick MacIntyre)

L’école publique Helen Kalvak Elihakvik d'Ulukhaktok propose un programme d’immersion en milieu de travail pour permettre aux étudiants d’orienter de manière « avisée » leurs parcours scolaire et professionnel.

Marine Lobrieau
IJL – Réseau.Presse — Territoires

Ponctuellement, huit participants sortent du cursus scolaire pour travailler quelques heures dans l’une des entreprises participantes de la communauté. En échange, toutes les 25 heures travaillées, l’étudiant reçoit un crédit universitaire. Ce programme, qui a pris fin en 2018, est à présent de nouveau offert.

Le directeur de l’établissement, Patrick MacIntyre, forme des binômes « apprentis employeurs » en fonction des compétences et des attraits des étudiants. « Certains étudiants souhaitent travailler manuellement, d’autres aiment travailler sur des ordinateurs ou encore des machines», détaille-t-il.

M. MacIntyre établit par la suite le contact avec les employeurs : «je joins les compagnies dans les diffé- rentes communautés en leur expliquant que certains étudiants sont intéressés à travailler pour eux. La plupart acceptent tandis que d’autres refusent. »

Ces refus dépendent principalement des règles de sécurité relatives à l’établissement et à ses étudiants, l’ini- tiative étant bien accueillie par le réseau d’employeurs : «ils ont un bon ressenti concernant cette initiative, confie le directeur. Certaines structures ne peuvent pas accueillir des étudiants à cause des règles comme les conditions liées à l’âge, mais aussi parce que l’exercice d’un métier peut s’avérer dangereux pour des jeunes ou pour des questions de confidentialité trop importantes pour l’entreprise », ajoute-t-il.


Orientation professionnelle

«Le programme offre aux étudiants un nouveau paramètre d’appréciation pour leur parcours scolaire. Ils réalisent lorsqu’ils sont en immersion dans le vrai monde du travail, qu’ils doivent travailler à l’école pour obtenir ce qu’ils souhaitent», affirme Patrick MacIntyre.

Le but est de permettre aux étudiants d’observer des cheminements professionnels, de découvrir des parcours et de se former à des compétences profes- sionnelles précises. «En étant en contact avec des personnes qui travaillent, ils se disent “OK, cette personne travaille ici, en premier elle est allée à l’école, puis à l’université, elle a acquis ces compétences et elle a eu l’emploi” », image le directeur.

Également, les participants se confrontent à la réalité du marché de l’emploi dans leur territoire, « ils peuvent se rendre compte de quelle catégorie d’emploi recrute au sein de leur communauté », soutient Patrick MacIntyre, ce qui permet selon lui que l’étudiant puisse faire par la suite un « choix plus éclairé lorsque vient le temps de s’inscrire à l’université ».
Pour aller plus loin dans l’aide à l’orientation de ses élèves, l’école a également mis en place des présenta- tions virtuelles des universités et de leurs programmes.

Parmi les entreprises participantes, Ulukhaktok Community Corporation, la Northern Store and Co- Housing Association, ou encore le Northern Store et CO-OP adhèrent au programme de l’école Helen Kalvak Elihakvik.


Ajouter un commentaire
Vous désirez laisser un commentaire en tant que : Anonyme
Mon compte

Politique des commentaires

L'Aquilon désire encourager des débats intelligents et respectueux entre les utilisateurs de son site Web. Nous voulons créer une plateforme où divers points de vue et opinions peuvent être exprimés sur une vaste variété de sujets.

Cependant, nous avons décidé d'établir un mécanisme de modération complète. Ainsi, tout commentaire est lu et évalué par un modérateur avant d'être mis en ligne sur le site. La modération est effectuée par les membres du personnel de L'Aquilon, selon un horaire variable. Un délai plus ou moins long peut survenir entre l'envoi d'un commentaire et son autorisation.

D'emblée, tous les articles produits par les membres du personnel et par nos pigistes permettront aux lecteurs d'émettre un ou des commentaires. Cependant, il est possible que l'option de commentaire soit désactivée en raison d'un manque de disponibilité pour effectuer la modération ou lorsqu'un article perd de son actualité.

Voici les paramètres qui guideront les modérateurs : - Éviter tout propos discriminatoire, en suivant les principes de la Charte canadienne des droits de la personne. - Éviter tout propos qui constituerait du libelle ou pourrait être perçu comme étant diffamatoire.

- Éviter le langage abusif, les injures ou les insultes

En acceptant les termes de cette politique des commentaires, vous reconnaissez que le journal ne peut être tenu responsable pour la publication de vos commentaires.

Seuls les usagers inscrits et acceptant la politique des commentaires peuvent émettre un commentaire.

Salle de nouvelles
Journaliste à Yellowknife |
Marie-Soleil Desautels
Journaliste à Hay River | Thomas Chabot
Journaliste IJL | Thomas Ethier
C.P. 456, Yellowknife, NT, X1A 2N4
T 867-766-5172
Administration
Direction | Maxence Jaillet
C.P. 456, Yellowknife, NT, X1A 2N4T
T 867 766-5172
Publicité nationale
Lignes Agates Marketing | Anne Gaudet
614 – 115, rue George, Oakville, ON L2J 0A5
T 905-599-2561