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Changement temporaire à la direction : Sophie Call s’en va… à Harvard

21 avril 2011
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Sophie Call, dont le départ a suscité l'inquiétude à priori, est très appréciée par les élèves, le personnel et les parents rattachés à l'école Boréale. (Photo : Édith V-R)

Sophie Call, dont le départ a suscité l'inquiétude à priori, est très appréciée par les élèves, le personnel et les parents rattachés à l'école Boréale. (Photo : Édith V-R)

L’école Boréale dira aurevoir, pour le temps d’une année scolaire, à Sophie Call, la directrice de l’établissement, puisque celle-ci quittera pour des études à la prestigieuse université Harvard.


Dès l’automne 2012, l’école Boréale pourra se targuer d’avoir, à sa direction, une personne ayant foulé le sol de la prestigieuse université américaine Harvard, en tant qu’étudiante. Sophie Call, directrice de l’établissement francophone, à Hay River, ira entamer sa maîtrise au sein du programme « Mind, Brain and Education », un programme de maîtrise conçu afin d’être achevé en une année universitaire intensive.

« C’était ça ou rien! », s’est exclamée Mme Call, qui n’a envoyé une demande qu’à cet endroit, l’automne dernier. « Je ne me trouvais pas cadrée dans une des autres disciplines des maîtrises en éducation », raconte-t-elle, en ajoutant que c’était pour cette raison qu’elle n’avait pas encore complété de maîtrise. La directrice de l’école Boréale a été amenée à considérer les programmes offerts à l’université Harvard par Geoff Buerger, directeur de l’école Princess Alexandra, originaire des États-Unis. Elle avoue avoir été plutôt sceptique sur ses chances d’entrée tout au long de ses démarches. Ces dernières ne furent d’ailleurs pas de tout repos, Mme Call sortant tout juste des étapes laborieuses du procès de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest contre le gouvernement ténois. « Je me devais d’essayer, c’était ça le programme qui m’intéressait. » Elle a finalement reçu une réponse positive, en mars dernier.

« Ça fait longtemps que je suis intéressée par le fonctionnement du cerveau et de la façon dont ça peut être appliqué de façon journalière dans la salle de classe », a partagé la directrice. À l’école Boréale, cela fait d’ailleurs des années que des exercices reliés aux neurosciences – les sciences nécessaires à l’étude de l’anatomie et du fonctionnement du système nerveux – et à l’apprentissage sont expérimentés auprès des élèves. Notamment grâce au « Brain Gym » qui se base sur l’éducation kinesthésique.

Les études à Harvard totalisant un investissement d’environ 60 000 $ pour une année, Mme Call se compte chanceuse de recevoir l’appui de son syndicat, le Northwest Territories Teacher’s Association. Ce dernier investira près du tiers des frais reliés aux études de Mme Call, notamment en lui octroyant une bourse de 12 000 $. Pour la directrice de l’établissement, il ne fait aucun doute qu’elle sera de retour à Hay River à la suite de ses études. « J’ai vraiment la passion du Nord », affirme-t-elle.

Pour Philippe Brûlot, directeur général de la CSF TNO, le fait que Mme Call soit acceptée dans une telle université « prouve la qualité de notre personnel ». Suzette Montreuil, présidente de la Commission scolaire, a d’ailleurs souligné lors de leur dernière réunion publique que la CSF TNO est très fière de ce qui arrive à Mme Call. En entrevue avec L’Aquilon, M. Brûlot a ajouté ne pas avoir d’inquiétudes face au départ temporaire de la directrice : « Quelle que soit la personne choisie, nous allons beaucoup l’aider en ce qui a trait à la gestion administrative. »