Seize jours de lutte contre les violences sexistes

Le 6 décembre 2019, 14 Ténoises prenaient la pause pour commémorer les victimes du massacre de l'École polytechnique.
De gauche à droite, dernière rangée : Bonnie Ritchey, Gabriela Panza Beltrandi, Geraldine Penny et Samantha Thomas. Seconde rangée : Victoria, Mathy Mulumba, Maggy Mercredi et Shawna Gilmour. Les deux rangées de devant : Jiah Dzentu, Caroline Cochrane, Stefanie Rabesca, Roxane Landry, Nikki Tews et Sandra Lockhart. (Crédit photo : Nicolas Servel/archives L’Aquilon)

Le 6 décembre 2019, 14 Ténoises prenaient la pause pour commémorer les victimes du massacre de l'École polytechnique. De gauche à droite, dernière rangée : Bonnie Ritchey, Gabriela Panza Beltrandi, Geraldine Penny et Samantha Thomas. Seconde rangée : Victoria, Mathy Mulumba, Maggy Mercredi et Shawna Gilmour. Les deux rangées de devant : Jiah Dzentu, Caroline Cochrane, Stefanie Rabesca, Roxane Landry, Nikki Tews et Sandra Lockhart. (Crédit photo : Nicolas Servel/archives L’Aquilon)

Du 25 novembre au 10 décembre, le monde entier se pare de violet pour sensibiliser le public contre toutes formes de violences sexistes. Les Territoires du Nord-Ouest ne font pas exception.


« Tout le monde mérite de vivre, de travailler et d’étudier dans un environnement sûr et exempt de violence, peut-on lire sur le site Internet du Conseil canadien de la condition de la femme. Cependant, de nombreuses personnes au Canada et dans le monde continueront d’être confrontées à la violence chaque jour en raison de leur sexe, de leur expression de genre, de leur identité de genre ou de leur genre perçu. »


Du 25 novembre au 10 décembre, l’antenne du Conseil de la condition de la femme aux TNO se lance dans une vaste campagne de sensibilisation, à l’instar de son entité nationale.


Quotidiennement, depuis le début de la campagne appelée « Go Purple », le Conseil publie sur son site Internet et les réseaux sociaux, des explications sur les différents types de violences qui peuvent être vécues par chacune et chacun.
« C’est davantage une campagne sur les réseaux sociaux, détaille la directrice du Conseil de la Condition de la femme des TNO, Louise Elder. Tous les jours, nous mettons en lumière un sujet, un aspect particulier de la violence, et diverses actions que l’on peut mener. »


Par exemple, le thème du 1er décembre est la violence sexuelle. « De récentes statistiques montrent que nous, [aux TNO], avons le plus haut taux de violences sexuelles au pays, explique Mme Elder, soit sept fois plus important que le reste du Canada, ce qui est considérablement triste, surtout lorsqu’on réalise que, derrière ces chiffres, il y a des personnes qui souffrent. »

Devoir de mémoire
La quinzaine concorde avec deux dates importantes : le 25 novembre marque la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et le 10 décembre, la Journée mondiale des droits de l’homme.
Également, le Canada commémore le 6 décembre, le féminicide perpétré en 1989 à l’École polytechnique de Montréal. Quatorze jeunes femmes ont péri dans la tuerie.


À Yellowknife, plutôt que le traditionnel rassemblement à la chandelle, le Conseil de la condition de la femme des TNO organise ce dimanche, de 13 h à 16 h, une « veille ambulante autoguidée pour se souvenir, honorer et être inspiré pour agir contre la violence sexiste ».


« Nous allons installer six stations traitant de la violence basée sur le genre, sur le sentier du lac Frame et au parc Somba K’e, détaille Louise Elder. L’un d’entre eux rendra hommage aux personnes tuées en 1989, un autre sur celles tuées aux TNO. […] Chaque kiosque présente un sujet particulier. »

Couleur de la lutte
Outre la campagne en ligne, des rubans violets à accrocher sur ses vêtements ont été distribués à divers résidents, organismes et entreprises ténoises.


« Nous ne l’avions pas fait les années précédentes, contrairement à d’autres organismes similaires du Sud, mais nous ne pouvions pas faire des activités en personnes cette année, d’expliquer Louise Elder. Nous travaillons en dépit de la COVID-19, et c’était un moyen de répandre le message. »


Ce projet est réalisé en lien avec le Conseil de développement économique des TNO (CDÉTNO) qui s’est notamment occupé de propager le message en français, mais également de distribuer des rubans en personne.


« Il y a environ une centaine de rubans qui a été distribuée à travers Yellowknife, ce qui n’est pas beaucoup, mais nous n’avions pas un très grand budget », selon la directrice du Conseil de la condition de la femme des TNO.


Pourquoi cette couleur ? D’après le site Web du Conseil, la couleur violette symbolise « la peine et la souffrance subies dans la violence impersonnelle. [Elle] symbolise également le courage, l’honneur et la guérison et est utilisée depuis longtemps comme symbole pour ceux qui recherchent la justice. »


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