Politique territoriale : Se faire les dents

05 décembre 2003
0 Commentaire(s)
Deux nouveaux députés ont fait leur apparition dans l’arène politique territoriale. Il s’agit de Robert Hawkins dans Yellowknife Centre, et Dave Ramsay dans Kam Lake. Étrangement, quelques similarités les unissent. Tout d’abord, ils sont tous deux nés au Nouveau-Brunswick, mais ont grandi aux TNO, ensuite, les deux ont rêvé de devenir députés après avoir servi comme page à l’Assemblée législative.

Les deux hommes ont d’ailleurs eu un intérêt pour la politique et les affaires publiques dès leur jeune âge, se souviennent-ils. « À Fort Simpson, où j’ai grandi, nous n’avions qu’un poste de télévision, et c’était la CBC. Je me souviens d’avoir regardé le Parlement à la télé et de penser que c’était intéressant », se souvient Robert Hawkins.BR>
De son côté, M. Ramsay se souvient aussi d’avoir commencé à s’intéresser à l’actualité alors qu’il était très jeune. Diplômé en Sciences politiques, ce dernier s’est beaucoup intéressé aux dossiers des revendications territoriales des Autochtones. « Ce baccalauréat en Sciences politiques me donne des bases de connaissances sur la manière avec laquelle le gouvernement fonctionne. Il sera intéressant de voir quelle forme prendront les gouvernements publics des TNO au cours des 10 à 15 prochaines années. L’autonomie gouvernementale est un droit inhérent des Autochtones » de faire valoir celui qui a principalement fait carrière dans les affaires après son retour des études.BR>
C’est aussi du côté de ses racines que Dave Ramsay retrouve ses politiciens modèles. En fait, le nouvel élu ne cache pas son admiration pour l’ancien premier ministre néo-brunswickois, Frank McKenna, ainsi que le premier ministre actuel Bernard Lord. « Je ne suis pas un libéral, je suis conservateur, mais Frank McKenna a fait beaucoup pour le Nouveau-Brunswick. Bernard Lord a aussi fait beaucoup. Il est jeune et en est à son deuxième mandat comme premier ministre. J’ai beaucoup de respect pour lui », dit-il.BR>
M. Ramsay ne cache d’ailleurs pas ses ambitions en politique. « Un jour, j’aimerais voir un député fédéral conservateur pour les TNO et j’aimerais bien faire ça. Tu n’entres pas en politique pour être un député régulier. À un certain point, j’aimerais bien être le premier ministre des TNO. Je suis encore jeune et j’ai beaucoup de temps. J’aimerais essayer d’être le gars qui peut construire des ponts entre les communautés autochtones et non-autochtones ».BR>
De son côté, Robert Hawkins demeure plus vague sur ses ambitions. « Je veux m’occuper des quatre prochaines années et voir ce que je peux faire pour Yellowknife et le Nord. C’est là-dessus que je me concentre. Trop de gens s’inquiètent de leur futur et sont trop occupés, aujourd’hui, à cause de leur futur. Ce n’est pas mal de faire un plan à long terme, mais il ne faut pas être trop concentré sur ce que l’on veut être demain en oubliant ce que nous sommes aujourd’hui », dit-il.BR>
« J’ai toujours dit que si mes collègues pensent que je suis la bonne personne pour faire le travail, alors j’accepterai. Cependant, mon but n’a jamais été d’être un jeune ministre », de poursuivre celui qui réévaluera sa carrière dans quatre ans.BR>
Lorsqu’on lui demande quels sont ses sujets de prédilections, Robert Hawkins fait valoir plusieurs points. Tout d’abord, les communications entre la capitale et les régions, les problèmes sociaux et la dévolution. Citant l’exemple de Fort McMurray, en Alberta, le député de Yellowknife Centre se dit conscient que la croissance économique amène aussi son lot de problèmes sociaux. Comme solution, il propose que le financement des organismes oeuvrant dans le domaine social repose sur une base quinquennale, plutôt qu’annuelle. « Il y a des organisations qui gaspillent un mois par année à remplir des formulaires stupides et ils auront leur financement de toutes façons. Par exemple, j’aimerais mieux que le Centre des femmes s’occupe de sa cause plutôt que d’être obligé de s’occuper de son financement à chaque année », d’expliquer celui qui faisait auparavant partie de la fonction publique.BR>
De son côté, Dave Ramsay s’inspire du côté de l’Alaska pour atteindre son objectif de partage de la richesse. « Ce qui était sur mon programme, c’est de développer un fonds de fiducie ténois. L’État d’Alaska a un de ces fonds, qui a été établi au début des années 1980. On y dirige les revenus du pétrole et du gaz naturel dans ce fonds et ça paie un dividende annuel à chaque résident de l’État de l’Alaska », explique le député qui ajoute que, selon les prix du marché du pétrole et du gaz naturel, chaque résident de l’État septentrional des Etats-Unis reçoit entre 1200 $ et 2200 $ chaque année.
Suivez-nous
Changer de ville
Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages