Portrait de francophone : Retour sur les lieux du crime

05 décembre 2013
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En près de 24 ans de carrière, le sergent Marc Coulombe a tout vu, du bris de boîte postale jusqu'au meurtre. (Denis Lord)

En près de 24 ans de carrière, le sergent Marc Coulombe a tout vu, du bris de boîte postale jusqu'au meurtre. (Denis Lord)

Vingt-quatre ans de carrière en janvier pour le sergent Coulombe.

Après un séjour de deux ans et demi à Terre-Neuve, le sergent Marc Coulombe revient aux Territoires du Nord-Ouest, où il a travaillé 11 ans. Marc Coulombe est désormais chargé des relations avec les médias pour la division G de la Gendarmerie royale du Canada à Yellowknife, en plus d'effectuer diverses tâches comme celle de superviseur pour les opérations de son détachement.
C'est alors qu'il était en poste à Terre-Neuve que Marc Coulombe s'est spécialisé dans les relations avec les médias. « Ce n'était pas dans mon plan de carrière, explique-t-il. Mais le chef de la GRC de Terre-Neuve m'a entendu quelques fois à la radio et à la télé. Il trouvait que j'étais à l'aise et m'a offert le poste. »
Le sergent n'a pas hésité, appréciant l'occasion offerte par la GRC d'effectuer différentes fonctions. Faut-il avoir des aptitudes particulières pour travailler avec les médias? « Il faut simplement être capable de parler aux gens et ne pas avoir peur, répond Marc Coulombe. Les médias ne sont pas là pour nous faire mal; nous travaillons ensemble. Si je rencontre un journaliste hors de mes heures de travail, ce n'est rien d'arrêter lui parler, ça peut lui procurer une idée d'article. »
La façon de communiquer change perpétuellement, note Marc Coulombe, avec par exemple Twitter et Facebook. La GRC commence à s'en servir. Lui-même a pris quelques ateliers de communications à Ottawa, et un collègue devrait s'y rendre prochainement pour une formation, qu'il donnera à son tour au personnel de la GRC d'Ottawa.

Migrations
La vie et la carrière de Marc Coulombe ont été passablement nomades. Il a quitté tout jeune la région des Bois-Francs, au Québec, pour s'installer au Manitoba. C'est là qu'il s'engage dans la GRC; puis il fait son entraînement en Saskatchewan, travaille 10 ans en Alberta, 11 ans aux TNO et deux ans et demi à Terre-Neuve, d'où sa femme est originaire. Il a eu la vocation très jeune. « Quand j'ai obtenu mon diplôme dans la GRC, ma grand-mère m'a rappelé qu'à quatre ou cinq ans, le lui ai montré un carrousel de chevaux de la GRC en lui disant que c'était ce que je voulais faire quand je serais grand. » Marc Coulombe n'a malheureusement pas fait de cheval dans la GRC, mais il aime bien avoir une occasion de galoper.
Il dit avoir tout vu dans sa carrière qui entrera dans sa 24e année en janvier, du bris de boîte postale jusqu'au meurtre. « C'est ça, la vie d'un policier en patrouille, explique-t-il, normalement, nous sommes les premiers sur une scène de crime. » Ce qui l'a le plus marqué, c'est un accident d'automobile en Alberta, où une mère, qui venait de perdre deux enfants, s'acharnait à faire la réanimation cardio-pulmonaire à un troisième. « Souvent, les gens seront traumatisés, incapables de réagir. C'était incroyable, une des choses les plus dures que j'ai vues dans ma carrière. »
La fille de Marc Coulombe a grandi à Yellowknife. Elle voulait y retrouver ses amis et terminer sa scolarité. C'est ainsi que Marc Coulombe est revenu aux TNO. Ici comme à Terre-Neuve, il a constaté une augmentation de la criminalité. « C'est un cycle, explique-t-il, et la hausse accompagne souvent l'argent. Ici, ce sont les diamants, à Terre-Neuve, le pétrole. L'argent amène des problèmes comme l'augmentation du trafic et de la consommation de drogue, associées avec le vol et la violence. »