Le projet va de l’avant : Regroupement des parents francophones des T.N.-O.

12 novembre 1999
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Des représentants des parents francophones de Fort Smith, Hay River et Yellowknife se sont rencontrés à Hay River le 7 septembre dernier. Leur but : créer un regroupement territorial pour les parents francophones de T.N.-O.

L’objectif d’un tel regroupement est d’avoir une instance décisionnelle qui pourrait prendre en charge les questions plus politiques et délicates des droits à l’instruction dans leur langue pour les minorités notamment les revendications en vertu de l’article 23 de la Constitution canadienne et la gestion scolaire.

Actuellement, il n’y a que deux instances représentant des parents dans les T.N.-O. L’Association des parents francophones de Yellowknife (APFY) existe déjà depuis plus de 10 ans; elle n’était au départ qu’un comité de l’Association franco-culturelle de Yellowknife. Le comité des parents francophones de Hay River qui est actif depuis près de quatre ans constitue l’autre pilier de cet embryon de regroupement. Avec la mise sur pied de programmes de francisation à Fort Smith et Inuvik, les parents des T.N.-O. peuvent déjà entrevoir l’émergence d’autres comités de parents. L’idée d’un regroupement offre de ce fait quelques avantages. Les besoins auxquels répondra ce regroupement peuvent varier selon le niveau de développement des associations. À Yellowknife, les parents ont déjà acquis d’énormes gains. Ils disposent d’une école homogène, un conseil scolaire s’occupe de la plupart des dossiers politiques (ils ont fait une demande de constitution en commission scolaire) et le mandat de l’APFY se redéfinit en conséquence. À Hay River, les parents en sont encore à lutter pour faire reconnaître leurs droits fondamentaux à une instruction en français.

Pour les parents de Yellowknife, la création d’un regroupement de parents permettrait de former un clivage entre le domaine des activités récréatives et culturelles et le domaine de la représentation politique. La présidente de l’APFY, Michèle Martel se dit convaincue que le fait d’avoir un regroupement vers lequel déléguer des mandats plus politiques et des mandats de représentation, fera plaisir aux parents de l’APFY ? «Ça va être plus facile d’attirer des bénévoles », a souligné Michèle Martel. Pour ceux de Hay River, le faible nombre de parents dans cette communauté pose un problème. Pour la présidente du comité, Joanne Con-nors, les parents se posent quelques questions sur la pertinence de créer un autre niveau de décision. Ils se demandent s’ils auront l’énergie pour participer à une autre instance décisionnelle.

« Mais je pense qu’on peut dépasser ça parce qu’on commence vraiment à comprendre dans la communauté l’importance d’être affilié avec d’autres organismes ayant la même vision », a expliqué Joanne Con-nors. Elle se dit de plus convaincue que « ça va avancer notre cause à Hay River et nous donner des options ».

Elle voit donc le regroupement comme un outil que son comité peut contrôler. «Il va nous aider de la même façon que la Fédération nous appuie aussi, sans intervenir directement mais avec notre permission ». Malgré quelques modifications aux statuts et règlements proposés, l’idée fait son chemin.

Le 8 novembre, les membres du conseil d’administration de l’APFY entérinaient la décision d’aller de l’avant avec ce regroupement.
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