oui, mais. . . : Promouvoir le français :

02 février 2001
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« On peut comprendre le Québec [qui souhaite protéger le français] », soutient Fernand Denault, qui est cependant d'accord avec les propos du président de la Fédération des communautés francophones et acadienne, George Arès. Ce dernier a indiqué que « certaines forces réactionnaires n'attendent que l'occasion où le Québec légifère sur la question pour initier des représailles contre les francophones de leurs minorités ». M. Denault croit également qu'un durcissement de la position du Québec en matière de promotion de la langue française pourrait entraîner des représailles à l'encontre des minorités francophones du pays.

Le président de la FFT reproche à une majorité des élus d'opter pour la voie de la facilité. « La majorité des élus sont guidés par le concept d'uniformité culturelle et linguistique. »

« Il faut féliciter le Québec pour avoir institué des services sans égal envers sa minorité anglophone. Les actions posées par le Québec font preuve d'une tolérance enviée par les francophones partout ailleurs au pays », affirme toutefois le président de la FFT.

Francophonie nationale

Le discours de George Arès touche également à une autre corde sensible selon M. Denault. « J'aime bien le concept d'une francophonie nationale. Cet exercice de rassemblement devient important si on espère garder tout l'héritage [des francophones]. » Il ajoute que ce concept accueille tous les francophones. « Cela a le potentiel de maintenir et de protéger notre héritage d'un bout à l'autre du pays. »

Le président de la FFT croit que le n¦ud du problème découle [en partie] du non-respect de la Constitution canadienne. « Il n'y a pas de plus petite minorité que l'individu dans la Constitution. Celle-ci traite des droits de cette minorité. » M. Denault soutient toutefois que certains fonctionnaires font obstruction de cette réalité. « Tout dépend des individus et de leur notion de justice sociale, » affirme-t-il.

Un autre point soulevé par M. Denault concerne la représentation du Canada à l'extérieur du pays. « Représente-t-on les réalités culturelles et linguistiques de notre pays de façon adéquate dans nos ambassades et ailleurs », s'interroge le président, en ajoutant que la racine du problème, c'est un manque de volonté politique.
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