Pour la représentation proportionnelle au fédéral

14 mai 2004
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Quelque 25 personnes se sont réunies, le 10 mai dernier à Yellowknife, afin de parler de politique. Ces citoyens voulaient en savoir davantage sur un éventuel mode de représentation proportionnel des élus au niveau fédéral.

« Nous avons expliqué certaines retombées négatives du système actuel, alors que nous avons ce que l’on appelle des gouvernements majoritaires, mais qui, en réalité, ne le sont pas. Ce sont des gouvernements majoritaires fictifs parce qu’ils peuvent obtenir 40 % du vote populaire, mais 57 % des sièges en Chambre et ils contrôlent l’agenda politique à 100 % », fait valoir Allan Falconer, organisateur de la rencontre.

Selon ce dernier, depuis la première guerre mondiale, seulement quatre gouvernement canadiens ont joui d’une véritable majorité, en terme de vote populaire. M. Falconer croit que le système actuel est la cause des faibles taux de participation au vote et de la faible représentation des femmes parmi les élus. « Nous avons regardé les pays qui utilisent la représentation proportionnelle et ils ont un taux de participation au vote plus élevé et on y retrouve plus de femmes élues », dit M. Falconer.

Parmi les pays ou états mentionnés qui utilisent le scrutin proportionnel, on retrouve le Japon, l’Allemagne, les pays scandinaves et l’Écosse. « Beaucoup de gens craignent l’instabilité et les élections à répétition, mais on regarde ces pays et on remarque que ce n’est pas ce qui arrive à ces endroits », dit le citoyen qui voudrait fonder un chapitre ténois du Mouvement pour la représentation équitable au Canada.

M. Falconer reconnaît cependant que certains pays vivent des moments instables à cause de la représentation proportionnelle. C’est le cas, entre autres, pour l’Italie et Israël. « Oui, ce sont des exemples où l’on retrouve beaucoup d’instabilité, mais il y a des raisons à ça ».

Pour le Canada, M. Falconer se tourne plutôt vers le modèle de l’Écosse, qui a son propre Parlement depuis 1999. Dans une étude menée sur deux années et publiée en avril dernier, la Commission du droit du Canada disait justement « que le système utilisé en Écosse devrait être le modèle qui inspirera les changements au Canada », de citer celui qui fait remarquer que le Parlement écossais compte 39 femmes, soit le deuxième plus grand nombre en Europe.

« À partir des 308 sièges que nous avons présentement, on en élit 205 comme on le fait habituellement, selon les comtés. Sauf que les gens empliraient deux bulletins de vote. Un pour le député de leur circonscription et l’autre pour le parti. Il y aurait des sièges additionnels qui seraient alloués aux partis, proportionnellement au nombre de votes obtenus », explique-t-il.

« Le mode de représentation par la proportionnelle encourage aussi le parti au pouvoir à chercher à construire des ponts, faire des accords et négocier publiquement. Le pouvoir passe alors du parti au pouvoir vers le Parlement et les comités » d’argumenter Allan Falconer.
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