Entraîneurs professionnels à la rescousse : Patinage de vitesse

01 septembre 2000
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Jocelyn Boudrias et Sylvia Pryczek ont certainement incité les patineurs d'été à se mettre en forme la semaine dernière. Ces deux entraîneurs de calibre national et international ont encouragé une vingtaine de jeunes des deux territoires à glisser sur leurs patins jusqu'à trois fois par jour sur la glace durant leur tournée à Yellowknife.

L'expérience n'a pas été sans déplaire aux participants. À 27 ans, M. Boudrias ¦uvre activement dans le milieu du patinage de vitesse au club Montréal international, pour le programme « Sports études » et pour le Centre national. Sa collègue travaille également pour Montréal international ainsi que pour Montréal Gadbois. Elle a également été médaillée de bronze aux Jeux du Canada, en 1991. Leur philosophie : après la douleur, le divertissement.

« Notre préoccupation est le travail d'équilibre et de concentration, a indiqué Mme. Pryczek. C'est bon pour les jeunes. »

Une des activités consiste à former deux rangées de patineurs, qui forment leurs lignes en s'agrippant aux chandails des personnes devant eux. Casques protecteurs sur la tête, ils bougent comme des chenilles, tandis que la personne à l'avant de la file tente d'attraper la personne à l'arrière de la queue adverse.

Ce « jeu du serpent » a plu à Rebecca Mahler, une jeune fille de 11 ans qui se rend à l'aréna jusqu'à deux fois par semaine pour pratiquer son sport d'hiver préféré. « Je pensais que c'était également amusant lorsque la queue du serpent tentait d'attraper sa propre tête », a précisé cette dernière.

« Peu importe la catégorie d'âge, les gens considèrent toujours le récréatif plus agréable que les travaux forcés, a constaté Jocelyn Boudrias. Les jeux sont un bon point pour les entraîneurs; les patineurs ont envie de revenir. Il ne faut pas tout le temps crier contre les gens. Ça fonctionne à trois ans, mais pas à 20. » M. Boudrias et Mme Pryczek prêchent ce qu'ils disent à l'extérieur de la patinoire. Après une longue journée d'entraînement, ils s'apprêtaient à acheter chez Wal Mart des chemises hawaïennes pour une soirée de comédie avec leurs jeunes apprentis.

Non seulement ils ont offert des cours de patinage, mais ils ont également offert des cours de français aux jeunes. Plusieurs d'entre eux ont été en immersion et le partage des cultures s'est fait sur la glace, à la demande des parents.

« Les gens d'ici ont une détermination incroyable. Ils sont pratiquement tous bilingues, alors on n'a pas eu besoin de répéter (nos directives) trop souvent. Leurs efforts sont incroyables », a souligné Mme Pryzcek. « Ceux qui comprenaient s'adressaient à nous en français, a ajouté M. Boudrias. Seulement trois ou quatre élèves n'avaient pas été en immersion et ne nous comprenaient pas. »

Toujours selon ce dernier, lui et sa collègue ont partagé leur savoir avec les entraîneurs locaux. M. Boudrias estime que cet échange ne fera qu'enrichir les jeunes à long terme. Il en est à son second voyage à Yellowknife, a constaté que ses élèves se sont nettement améliorés depuis l'année dernière. Son espoir est de pouvoir procéder à un échange avec des patineurs québécois dans un proche avenir. Les deux entraîneurs ont laissé entendre qu'ils adorent Yellowknife et qu'ils sont prêts à y revenir à la première occasion.
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