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Séminaire national 2011 : Les débats s’intensifieront à Hay River

13 janvier 2011
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Richard Picotin, directeur des débats français de la Fédération canadienne des débats étudiants (Photo : Édith V-R)

Richard Picotin, directeur des débats français de la Fédération canadienne des débats étudiants (Photo : Édith V-R)

Du 10 au 13 mars prochain, il se tiendra le Séminaire national de débats étudiants, à Hay River : une expérience enrichissante qui initiera les jeunes de 14 à 20 ans à l’art oratoire qu’est le débat.


L’événement s’adapte, chaque année, à la province ou au territoire qui l’héberge. Fidèle à cette idée, le Séminaire présente, cette année, un défi de taille à la Northwest Territories Debate Association, responsable de ce séminaire : présenter des débats respectant le style du consensus étant donné que ce celui-ci est utilisé par le Parlement des Territoires du Nord-Ouest. Un autre défi attend aussi M. Geoff Buerger, à la tête du comité organisateur et aussi directeur de l’école Princess Alexandra, à Hay River : il devra s’assurer que la francophonie est bien représentée – les débats étant présentés dans les deux langues officielles du Canada.

Le directeur anglophone avoue, en parlant du style de consensus : « Nous pensons que ce sera très intéressant! Mais, ce sera tout nouveau pour nous, unique aussi, alors nous espérons que ça fonctionne! ». Pour ce qui est de la francophonie, il ajoute : « Nous présenterons, par exemple, tous les messages adressés aux élèves en français, en premier, et ensuite, en anglais ». Cette décision a été prise pour empêcher que les messages francophones ne soient enterrés à la suite des messages anglophones. Il prévoit entreprendre d’autres actions de ce genre afin que la francophonie ait la place qui lui revient. Pour le moment, il informe être encore à la recherche de francophones pour devenir juges lors des débats francophones et bilingues.

M. Richard Picotin, directeur des débats français, et pédagogue amoureux de la langue française, s’occupe depuis quelques années de donner des ateliers sur le débat dans les écoles canadiennes. Ayant visité Hay River pour une première fois en mars dernier, il était de retour cette semaine afin de préparer les jeunes en vue de ce séminaire. Travaillant de concert avec M. Buerger, M. Picotin se réjouit de l’attitude de son homologue anglophone face à la francophonie. « Il est très conscient de notre réalité! », a-t-il partagé à L’Aquilon.

Outre M. Picotin, M. Buerger ne sera pas seul à se démener pour organiser ce séminaire national. Mme Sophie Call, directrice de l’école Boréale, M. Paul Theriault, directeur de l’école secondaire Diamond Jenness, et Justin Carey, de l’Association franco-culturelle de Hay River, vont, entre autres, prêter main forte lors de l’événement. Sous toutes réserves, M. Carey a soumis l’idée d’organiser une cabane à sucre en même temps que le séminaire national. M. Buerger précise d’ailleurs que d’autres activités seront organisées pour les participants, en plus des débats. Il est question, jusqu’à maintenant, de jouer au hockey sur glace, de se rendre avec Shawn Buckley pour de la pêche blanche et de rencontrer des aînés, dont certains sont francophones, pour en apprendre davantage sur la culture autochtone et les racines des TNO.

Durant le Séminaire national de débats étudiants, les participants auront à s’affronter dans deux autres styles de débats, en plus d’expérimenter le consensus : le contre-interrogatoire et le parlementaire. Pour M. Picotin : « Les débats sont un outil d’apprentissage pur et simple! Et c’est un outil qui servira toute une vie! ». Il rappelle que le débat est une réflexion d’abord et avant tout. Croit-il que le débat a une fin? « Non! C’est un début! C’est un questionnement! […] Il ne devrait jamais y avoir un point final à une discussion. » À vous de débattre...!