Alcool au volant : Les TNO parmi les plus sévères

21 février 2003
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« Boire et conduire n’est tout simplement pas défendable. Il s’agit d’une bataille constante que nous devons mener et le but est de rendre nos routes le plus sécuritaire possible », d’expliquer le ministre des Transports, Joe Handley, après avoir déposé le projet de loi en première lecture, le 17 février dernier.

À compter du 1er janvier prochain, la limite du taux d’alcool permis dans le sang du conducteur sera abaissée à 0,05. Au moment où il se fera prendre, le conducteur verra son permis suspendu administrativement pour 24 heures. Dès la deuxième infraction, la suspension sera de 30 jours. Si l’alcootest indique un taux d’alcool supérieur à 0,08, la suspension administrative sera de 90 jours.

La nouvelle loi vient aussi introduire une interdiction du conduire qui vient s’ajouter aux dispositions du code criminel. À la première condamnation, cette interdiction sera d’une année, à la deuxième, de trois ans et à la troisième, de cinq ans. La police aura aussi le pouvoir de saisir le véhicule que conduit une personne dont le permis a été suspendu.

Louise Knox, présidente nationale des Mère contre l’alcool au volant, était à l’Assemblée législative pour assister au dépôt du projet de loi pour sa première lecture. Selon elle, les TNO ont placé la barre plus haute en ce qui a trait à la lutte contre l’alcool au volant. « Ce gouvernement a véritablement pris ce sujet au sérieux », dit-elle.

Dans son rapport de l’année 2000, l’organisme que représente Mme Knox avait donné une note d’échec aux Territoires du Nord-Ouest pour ses actions face à ce problème. Le prochain rapport sur le sujet sera dévoilé cette année et Mme Knox pense que les TNO feront un bond vers les positions de tête. « D’après ce que j’ai vu à travers le Canada, ça va augmenter significativement. J’espère qu’ils seront en tête des provinces et des territoires » d’ajouter Mme Knox.

Celle-ci applaudit aussi l’initiative d’introduire le programme d’évaluation personnelle destinée aux individus qui ont été condamnés pour conduite en état d’ébriété. C’est qu’avant d’avoir le droit de récupérer son permis de conduire, le contrevenant aura à acheter une trousse d’évaluation qui permettra de connaître à quel point il est maintenant sensible aux problèmes reliés à l’alcool au volant. Ce même contrevenant devra aussi se soumettre à un test médical du conducteur. « Les contrevenants pourraient peut-être recevoir de l’aide professionnelle pour des problèmes de consommation qui les ont conduits, en premier lieu, à commettre cette infraction », de signaler Joe Handley.

« Après l’évaluation, la personne pourrait se voir imposer certaines conditions avant d’avoir à nouveau son permis de conduire. Une de ces conditions, par exemple, serait le dispositif de verrouillage », de faire savoir Gary Walsh, directeur et registraire au département des permis et de la sécurité au ministère des Transports. Ce dispositif de verrouillage est, en fait, un alcootest intégré au véhicule. Avant de prendre le volant, le conducteur doit d’abord souffler dans l’appareil pour être en mesure de démarrer la voiture.

Au cours des prochains mois, le ministère des Transports entend aussi lancer une campagne d’éducation destinée au public. « Nous devons agir des deux côtés. D’un côté, prendre les mesures pour attraper les conducteurs qui ont un tel comportement, et de l’autre, nous assurer que les gens soient éduqués », d’indiquer le ministre qui vise à ce que les forces policières soient suffisantes pour faire appliquer la loi.