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Le corps humain comme objet de création

22 septembre 2022
La photographe inuite Katherine Takpannie se sert de la performance pour rendre hommage aux femmes autochtones disparues et assassinées. Par le recours au mouvement et à la fumée rouge, elle dénonce les vies perdues et exprime la colère et la frustration autochtones face au déni de justice subi par ces victimes de racisme et de violence. (Crédit photo : Katherine Takpannie)

La photographe inuite Katherine Takpannie se sert de la performance pour rendre hommage aux femmes autochtones disparues et assassinées. Par le recours au mouvement et à la fumée rouge, elle dénonce les vies perdues et exprime la colère et la frustration autochtones face au déni de justice subi par ces victimes de racisme et de violence. (Crédit photo : Katherine Takpannie)

Une exposition appelée Mouvement. L’expressivité du corps dans l’art, qui explore les liens entre le corps et les enjeux sociaux, est actuellement présentée au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa jusqu’au 26 février 2023. Une sélection de 75 œuvres réalisées par trente artistes du XVIIe siècle à aujourd’hui met en relief la puissance expressive du corps et la façon dont il peut être vecteur d’enjeux de société.

L’une des artistes de cette exposition est Katherine Takpannie, jeune photographe inuite installée à Ottawa, qui met en lumière la place des femmes autochtones dans la société canadienne. À travers une série de quatre photos grand format, appelée « Nos femmes et nos filles sont sacrées », elle confronte le public aux inégalités et au racisme auquel les Autochtones doivent faire face dans les villes canadiennes.

« Cette œuvre à grande échelle a une présence et un vaste message pour attirer l’attention du public sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées », explique Wahsontiio Cross, conservatrice associée en arts autochtones au sein du Musée des beaux-arts.

L’ensemble des œuvres est réparti en quatre thèmes : énergie et art, concept et mouvement, fusion et séparation, puis présence et absence. Ce sont à la fois des photographies, des vidéos, des estampes ou encore des peintures qui expriment le mouvement. Les corps se mettent en scène pour remettre en question les normes sociétales liées au genre, à la race et à l’origine ethnique, ou incarnent un appel à l’action.

« Cette sélection d’œuvres révèle le pouvoir de l’art de rapprocher et d’inspirer, indique Angela Cassie, directrice générale par intérim du Musée des beaux-arts du Canada. Nous sommes ravis de présenter cette exposition qui réunit des artistes de divers horizons dont les œuvres permettent de nouvelles façons de se voir et de voir les autres. »


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