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Danse folklorique : L’école Boréale se dégourdit!

10 février 2011
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Les sourcils froncés ont vite fait place à de grands sourires, élargis jusqu’aux oreilles, durant les ateliers. (Photo : Édith V-R)

Les sourcils froncés ont vite fait place à de grands sourires, élargis jusqu’aux oreilles, durant les ateliers. (Photo : Édith V-R)

Ce lundi, les élèves de l’école Boréale ont eu l’occasion de giguer sur le son d’un violon sur les planchers de l’école improvisés en piste de danse.


« Je pourrais écouter ça tous les jours! », s’est exclamée Jessica King, la secrétaire et technicienne informatique de l’école Boréale, au sujet de la visite de Pierre Chartrand et d’Éric Favreau, respectivement maître-gigueur et violoneux, à l’école Boréale. Les deux hommes ont suscité rires, faux-pas et admiration parmi les jeunes participants à leur atelier sur la danse folklorique.

Drôles et efficaces, il a fallu moins d’une vingtaine de minutes pour que les élèves de la classe de 3  et 4e année de Madame Chantal GroleauPayeur apprennent à transformer leurs petits pas timides en grande danse folklorique. Mélangeant droite, gauche, mais ne se décourageant jamais, ils ont eu un plaisir évident à se plonger dans l’univers traditionnel de M. Favreau et M. Chartrand.

« Les élèves étaient très impressionnés! », rapporte l’enseignante de 3e et 4e année, en mentionnant notamment le moment où ils ont donné un petit cours sur les instruments traditionnels : « Ils claquaient avec des os! ».

Pour les deux passionnés du folklore, visiter les écoles pour donner des ateliers fait partie de leurs habitudes. Gigueur depuis l’âge de 14 ans, Pierre Chartrand, est passé maître de cette danse rapide et brillante. Il possède d’ailleurs sa compagnie de danses traditionnelles et anciennes, Danse Cadence, à Montréal. Pour sa part, Éric Favreau, chante et joue du violon depuis son plus jeune âge. Issu d’une famille de musiciens, il vit aujourd’hui de sa musique par le biais de la présentation d’ateliers, d’enseignement, etc. « Je fais des ateliers qui sont basés sur les instrumentations traditionnelles », partagetil. Ensemble, ils n’en sont pas à leur première présentation d’atelier. Ils se sont même rendus à Hanover, dans le New Hampshire, aux ÉtatsUnis, tout récemment. « Les deux ensemble, en tant que tel, nous n’avons pas l’occasion de jouer l’un avec l’autre trop souvent », soulève Éric Favreau. Qui l’aurait cru?

Pierre Chartrand et Éric Favreau ont visité les écoles Allain St-Cyr, J.H. Sissons et SaintJoseph, à Yellowknife, cette semaine. Leur visite a été permise grâce à l’Association des parents ayant droits de Yellowknife (APADY). « À chaque année, depuis plusieurs années, ils ont dans leur programmation de soutenir les écoles, ou l’école francophone, à Yellowknife, par l’entremise d’artistes qui se rendent dans les écoles », explique Yvonne Careen, directrice de l’école Allain St-Cyr. C’est Mme Careen qui a coordonné la venue de ces deux hommes, cette année. « On a failli les envoyer à Inuvik », ajoute même la directrice. Un conflit d’horaire l’a obligée à laisser tomber cette idée. « En gros, c’était un succès. Les élèves étaient épuisés à la fin », rajoute la directrice sur leur venue à l’ÉASC. Cette dernière remercie d’ailleurs l’APADY d’avoir permis la réalisation de ces ateliers folkloriques.