L’armée se donne de la visibilité

08 février 2002
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Le Centre de recrutement des Forces armées canadiennes de Yellow-knife a déménagé au centre-ville de la capitale. En fait, au cours des neuf derniers mois, 70 pour cent des 34 centres de recrutement à travers le Canada ont pris de l’expansion au niveau de l’infrastructure, ont vu leur personnel augmenter ou ont simplement déménagé.

« Nous cherchons un nombre substantiel de nouveaux membres de façon à renouveler et à stabiliser nos ressources humaines. On a donc réalisé qu’on doit se rapprocher des communautés et s’y intégrer », d’expliquer le Colonel Alain Tremblay, directeur de l’ensemble des services de recrutement pour les Forces armées canadiennes.

Avec un objectif de 30 000 nouveaux membres à temps plein et à temps partiel au cours des trois prochaines année, l’Armée se donne donc les moyens de ses ambitions. « C’est plus terre-à-terre. Nous faisons compétition pour une main d’œuvre relativement rare avec les entreprises privées, mais aussi avec les autres ministères fédéraux et les provinces. Il y a peu d’entreprises au Canada qui recherchent un tel nombre de membres. C’est un défi de taille », d’expliquer le colonel Tremblay.

N’empêche que de nouveaux détachements ont été créés là où il y avait des lacunes et que le Centre de recrutement des Territoires du Nord-Ouest est maintenant de retour au centre-ville de Yellowknife. De plus, si la demande est suffisante l’infrastructure en place permettra une expansion et la possibilité d’ouvrir un autre centre du côté de Whitehorse est envisagée.

Cette année, l’objectif de 10 000 nouveaux venus « sera près d’être rencontré », selon le Colonel. Cependant, le nombre d’inscriptions pour les emplois à temps partiel est plus haut qu’espéré tandis que c’est le contraire pour les postes à temps plein.

Les Forces armées canadiennes n’ont pas fixé d’objectif pour chaque juridiction canadienne. « Nous essayons de nous tenir loin de ça, sinon on tombe dans la bataille des quotas. Nous regardons plus ce qu’une population a comme main d’œuvre disponible plutôt que par quotas pour chaque province », d’expliquer le Colonel Tremblay.

Les Autochtones des Territoires du Nord-Ouest sont aussi visés par la campagne de recrutement des Forces armées canadiennes. Ainsi, en juillet prochain, ceux qui le désirent pourront être payés pour participer à un camp de pré-recrues de deux semaines à Fort Smith. « C’est une introduction à la vie militaire pour donner un avant-goût de ce dont il s’agit. Ça peut les amener à prendre la décision de se joindre ou de simplement réaliser que ce n’est pas pour eux », de faire savoir M. Tremblay.

Les dernières années ont été plutôt difficiles pour les Forces armées canadiennes au point de vue de leur image. « Ces choses-là ont toujours des impacts. Toute grande entreprise fait face à ces incidents générés par toutes sortes de raisons. Il s’agit simplement d’y faire face. Tout ce que ça fait (au niveau du recrutement), c’est que ça rend notre travail plus difficile », de lancer le colonel qui est convaincu que « les Forces armées canadiennes demeurent un employeur de choix qui mérite d’être considéré ».

Les choses ont peut-être changé depuis un certain 11 septembre 2001. « Après les malheureux événements, il y a eu une augmentation des demandes d’information qui ne se sont pas concrétisées en augmentation directe du recrutement comme tel. Donc, oui, il y a un intérêt pour les Forces armées et la visibilité des Forces a augmenté », de conclure M. Tremblay.
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