Arrivée de Paul Martin au pouvoir : Kakfwi est enthousiaste

21 novembre 2003
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Dimanche dernier, Stephen Kakfwi a assisté au match de la Coupe Grey, présenté à Régina. Pour l’occasion, il était accompagné des premiers ministres des provinces et des territoires canadiens, ainsi que du nouveau chef du Parti libéral du Canada, Paul Martin. Avant le match, les 14 hommes ont eu une rencontre informelle pour discuter des différents dossiers qui se retrouveront sur le bureau de Paul Martin au cours des prochains mois.

« L’excitation est réelle et il y a un véritable intérêt à faire des changements. M. Martin veut faire porter cette excitation et cet optimisme sur le fait qu’il y aura des transformations et il voulait avoir nos commentaires et nos conseils sur les manières avec lesquelles nous aimerions les voir survenir », a expliqué le Stephen Kakfwi, à son retour, mardi.

Selon ce dernier, pratiquement tous les sujets ont été abordés au cours de la rencontre qui a duré près de deux heures et demie. De la rencontre à venir de M. Martin avec le président américain George W. Bush au dossier de la santé, les premiers ministres provinciaux et territoriaux ont pu faire entendre leurs préoccupations.

« Pour ma part, j’ai parlé de notre intérêt à faire partie des discussions sur la politique énergétique du Canada et de la politique étrangère en ce qui à trait à la souveraineté canadienne dans l’Arctique. Bien sûr, j’ai abordé, aussi, notre propre indépendance économique, qui passe par un Accord sur le partage des revenus juste et qui advienne au bon moment, ainsi que de la dévolution de pouvoirs vers les gouvernements des TNO », a indiqué le premier ministre Kakfwi.

Stephen Kakfwi voit d’ailleurs une différence dans l’approche de M. Martin, comparativement à celle que préconisait Jean Chrétien. « J’appellerais l’approche de M. Chrétien l’approche de l’amour dur. C’était celle privilégiée par les libéraux sous Trudeau. Ils nous disaient qu’en tant qu’Autochtones, si l’on pensait que nous avions des droits, ils allaient nous donner les ressources pour rassembler nos meilleurs arguments et ensuite, essayer de les convaincre ».

« Chrétien n’est pas aussi rapide à sauter et à embrasser les idées, même si nos propositions pouvaient être très excitantes. De l’intérêt, il y en a toujours eu, mais pas de l’enthousiasme. De son côté, Paul Martin a été excité de la vision que nous avions du Nord dès la première journée où j’en ai discuté avec lui. Nos réunions pouvaient durer plus d’une heure, simplement à discuter du spectre complet des activités qui se déroulent ici », poursuit Stephen Kakfwi.

Partout au Canada, les spécialistes de la politique fédérale s’entendent pour dire que les attentes sont très élevées à l’égard de celui qui deviendra le premier ministre du Canada le 12 décembre. Selon M. Kakfwi, ces attentes sont gérables. « Il est nouveau et pour une fois, il a une chance de se faire valoir. Il est sorti de l’ombre de Jean Chrétien et il l’a fait au cours des deux dernières années. Il a soif de changements et il en a pris l’engagement. Maintenant, il doit rassembler une équipe et un agenda qu’il devra livrer et je pense que c’est ce qu’il fera au cours des quatre prochaines années ».

Depuis qu’il a annoncé qu’il ne serait pas de la prochaine Assemblée législative ténoise, les rumeurs courent quant à l’avenir de Stephen Kakfwi. L’une d’entre elles l’envoie justement travailler aux côtés de Paul Martin au bureau du premier ministre du Canada. Bien qu’il n’exclut aucune possibilité, Stephen Kakfwi dit n’avoir aucun projet.

« J’ai eu des discussions avec M. Martin en tant que premier ministre des Territoires du Nord-Ouest. Tant que je serai premier ministre, jusqu’au 10 décembre, je ne parlerai pas de projets personnels avec personne. Le 10 décembre, je féliciterai le nouveau premier ministre des TNO, je sortirai de l’Assemblée législative et alors, je pourrai parler de mes plans personnels, mais je vous le dit, je n’en aurai pas », a-t-il mentionné devant l’insistance des journalistes.

Un déménagement à Ottawa n’est pas exclu. « Je n’exclus rien. Je suis sûr qu’il y aura beaucoup d'occasions », a conclu le premier ministre.
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