Le Grand dérangement : Ils ont l’Acadie dans les veines

05 juillet 2002
0 Commentaire(s)
Depuis quatre ans et demi, le Grand dérangement fait sa marque dans le monde du show-business, malgré un créneau différent.

Le premier album du Grand dérangement, « Tournons la page » a été lancé en 1998. Le rêve de la petite bande de la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse, avait germé quelques mois plus tôt, alors que Daniel Leblanc lançais un album en solo. « On se connaissait déjà les uns et les autres et Daniel nous a demandé de faire partie du spectacle de son lancement de disque solo, il y avait des comédiens de la région, huit danseuses et d’autres musiciens, on a trouvé que ça marchait, alors on a continué », résume Christiane Thériault, danseuse de claquettes.

Par la suite, tout s’est déroulé à un rythme d’enfer, spectacle à travers les Maritimes, le Canada et même les Etats-Unis. « On y passe maintenant 80 % du temps », dit Briand Melanson, percussionniste et chanteur du groupe. Le périple du Grand Dérangement les a même menés en Roumanie et à Epcot Center, en Floride. « C’est pas mal incroyable qu’on aille parmi des peuples qui ne parlent même pas français et qu’ils s’amusent et soient vraiment intéressés par le concept du spectacle », ajoute-t-il.

« Les Américains aiment ça de voir la musique, le théâtre, la danse, tous introduits dans un spectacle. Ce n’est pas quelques chose qu’ils sont habitués à voir et ils se rendent compte qu’il y a d’autres cultures et ils aiment la diversité de notre spectacle », d’analyser Janice Comeau, danseuse.

Mais le groupe a évolué depuis ses débuts. L’album « Tournons la page » se voulait « un réveil de la culture acadienne. La plupart des groupes acadiens collent beaucoup à la tradition par exemple, avec les costumes. Nous autres, on voulait trouver la manière de l’amener à un autre niveau, avec des instruments comme la guitare électrique », d’expliquer Briand Melanson. Selon lui, le premier album avait une saveur plus traditionnelle, alors que le second album, «Danse dans les flammes », a une saveur plus mainstream ou pop. « On veut amener le troisième album à un autre niveau et on travaille là-dessus maintenant » ajoute-t-il. Une pause de plusieurs mois est prévue à partir de mars prochain pour travailler à la création de ce troisième rejeton.

Car les pauses se font rares pour la formation néo-écossaise. Après la tournée du Nord qui les a menés à Yellowknife, Fort Smith, Whitehorse, Inuvik et Hay River en cinq jours, ils devaient retourner à Baie Sainte-Marie pour profiter de quelques jours de repos. Par la suite, ce sera l’Europe, où on lancera le second album le 27 juin. « On va se rendre là trois fois cet été pour faire des tournées. On voit que le marché est là. Ça va faire bientôt cinq ans et on voit que ça été un grand succès », dit Melanson qui croit que la prochaine étape sera la présence dans les stations de radio. « Il nous reste encore un petit bout pour la gloire et la fortune! », lance-t-il, moqueur.

Son confrère Daniel Leblanc, violoneux du groupe, en rajoute : « Nous sommes partis sur la bonne voie. Cette année, c’est la meilleure année jusqu’à date. Ça fait que je pense qu’on est en train de monter », dit-il. Entre deux voyages en France, le Grand dérangement doit aussi faire un arrêt à Montréal pour deux spectacles en deux jours aux Francopholies du mois d’août prochain.

Garderont-ils un souvenir de la tournée du Nord? « Vraiment, voir la clarté pendant 24 heures, c’est incroyable », s’exclame Jean-Pascal Comeau, guitariste et danseur. Celui-ci, à 19 ans, est le cadet de la bande. Quant à Janice, elle dit se souvenir d’un détail pour chaque spectacle, par exemple, les maringouins à Fort Smith, l’absence de nuit à Inuvik ou les paysages de Whitehorse
Suivez-nous
Changer de ville
Aucun éditorial pour cette semaine.
Sondage

Aucun sondage sur le site présentement!

Voir tous les résultats des sondages