Une rencontre productive selon Bell : Conférence des ministres des ressources naturelles

30 juillet 2004
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Cette conférence, qui avait lieu a Iqaluit les 19 et 20 juillet dernier, a été, pour M. Bell, l’occasion de rencontrer ses homologues territoriaux, provinciaux et fédéraux afin de développer ensemble une approche nationale en matière de ressources naturelles. La première journée était consacrée à l’énergie et la seconde au secteur minier.
« La première demi-journée, nous avons commencé par écouter des représentants de l’industrie, raconte le ministre. […] C’est important d’être à l’écoute des préoccupations de l’industrie. » Le développement de l’industrie gazière du nord occupait une place importante dans ces discussions. « Au fur et à mesure que les ressources d’énergies traditionnelles canadiennes s’amenuisent, notamment dans le bassin sédimentaire de l’Ouest, le besoin de trouver du gaz va croissant », explique M. Bell. « L’industrie nous a fait savoir en termes clairs qu’elle a besoin de tous les stocks de gaz que nous pouvons trouver », ajoute-t-il.
La demande mondiale de gaz naturel, explique-t-il, est actuellement plus importante que la ressource disponible. C’est pourquoi le Canada doit profiter de ses stocks, même les plus difficilement accessibles. « Notre intérêt, assure le ministre, est d’être partie prenante de la solution énergétique continentale. »
Et quant à savoir si le gaz acheminé par le gazoduc du Mackenzie pourrait servir au controversé projet des sables bitumineux de l’Athabasca, M. Bell affirme que ces conférences annuelles ne sont pas le lieu pour discuter de dossiers aussi spécifiques. « Tout ce que nous faisons c’est d’entrer dans le système, dit-il, et éventuellement il y aura quelqu’un pour acheter le gaz […]. Nous ne sommes pas préoccupés par qui est ce consommateur. » Dans le marché mondial du gaz, ajoute le ministre, « nous sommes en compétition globale pour le capital ». D’où l’importance de rencontrer l’industrie pour s’assurer que l’offre canadienne est compétitive sur le plan international.
À ce chapitre, M. Bell indique que la moins grande autonomie des territoires, comparée à celle des provinces, est un irritant dans l’atteinte de ces objectifs de compétitivité. Aux TNO, explique-t-il, la plupart des décisions sont partagées entre les deux paliers gouvernementaux. Ce qui entraîne des dédoublements de structures et de procédures, par exemple en matière de contrôle environnemental. « Il ne faut pas penser que nous essayons de réduire les standards environnementaux, ajoute le ministre. Ce n’est pas ça du tout. C’est tout simplement que nous estimons que le dédoublement des structures et les délais plus longs que cela suppose ne renforcent pas les normes environnementales. Ils ne font que coûter plus cher. »
Québec
La conférence des ministres des ressources naturelles a également été l’occasion, pour M. Bell, de développer des liens plus étroits avec son homologue québécois, Sam Hamad avec qui il co-dirige la stratégie canadienne du diamant. « Ces derniers jours, raconte le ministre dans une entrevue accordée il y a une semaine, M. Hamad et moi avons pu discuter de nombreux dossiers qui sont important tant pour le Québec que pour les Territoires du Nord-Ouest. » Ils ont notamment abordé la question des petites centrales électriques au diesel qui alimentent les communautés les plus éloignées du Nord. « Nous caressons le projet de diminuer notre dépendance aux centrales diesel dans les petites communautés », a confié le ministre. « Ce n’est pas un choix écologique, ça coûte cher et nous souhaitons développer les énergies renouvelables », poursuit-il. La solution de rechange la plus sérieusement envisagée, en ce moment, est l’hydroélectricité, un secteur dans lequel l’expertise du Québec est incontestable.
« M. Hamad, a déclaré le ministre Bell, est un grand supporteur de l’énergie renouvelable et je pense que nous le sommes tous en quelque part. Je crois que tous le monde souhaite que nous soyons moins dépendants des énergies fossiles comme le diesel. Nous avons tous intérêt, en tant que Canadiens, à ce que notre pays fasse un plus grand usage des énergies renouvelables et Sam Hamad et moi avons eu de nombreuses discussions à ce propos. »
Il y a quelques semaines des représentants étaient venus aux TNO pour observer les centrales diesel qui alimentent les communautés du Nord.
Taxe d’accise
Durant la seconde journée de la conférence, le ministre Bell a dirigé une session sur la stratégie canadienne en matière de diamant. Les ministres des ressources naturelles ont alors discuté de façon de développer ce secteur prometteur de l’industrie minière canadienne. Une des conclusions à laquelle ils sont parvenus est qu’il faudrait éliminer la taxe d’accise sur les bijoux.