L’image figée… dans le froid : Cinéma

17 mai 2002
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Petit public, petit festival, mais grand cinéma lors du festival de cinéma canadien le plus au nord du pays.

La quatrième édition du festival Far North Film s’est clôturée le 12 mai dernier avec le film du Québécois Denis Chouinard, Clandestins, alors que la communauté francophone de Yellowknife s’est donné le mot pour profiter des deux projections francophones de la programmation. Au total, 260 personnes ont assisté à cette rencontre sans prétention du cinéma canadien. Cinq films ont animé l’écran durant deux jours.

Pour l’organisateur du festival, Charles Laird, propriétaire de Big Fish Productions, cette présentation est complémentaire au Festival de films circumpolaires, qui revient à chaque automne à Yellowknife depuis sept ans. En partenariat avec l’Association franco-culturelle de Yellowknife et le théâtre Capitol, Charles Laird sélectionne ses films à partir d’une liste de longs métrages fournie par le festival ambulant Moving Pictures. Cette année, en plus du film Clandestins, le dernier long métrage d’André Turpin, Un crabe dans la tête, ainsi que trois réalisations de la Colombie-Britannique, Lola, Last Wedding et Rhino Brothers ont été à l’affiche. « Je fais pas mal de recherche sur Internet, je demande conseil à des amis… et j’y vais selon mes coups de cœur », indique Charles Laird, en ajoutant qu’il compte sur un petit auditoire fidèle qui fait rouler la machine. « Je ne peux même pas espérer aller chercher les amateurs de superproductions américaines. »

Certains films canadiens, par contre, sont des superproductions et remplissent les salles de cinéma. Le long-métrage de François Girard, Le violon Rouge, a suscité un engouement national lors de sa sortie en 1998 et Yellowknife en a profité. « Ça a été une bonne année », admet celui qui fait vivre sa petite entreprise en tournant des films corporatifs et des courts documentaires. Pour l’instant, Charles Laird ne peut envisager de promener l’un ou l’autre de ses festivals à travers les T.N.-O. car les ressources financières et humaines lui font défaut. Mais il reconnaît que l’idée n’est pas mauvaise du tout.
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