Aux jardins de la musique classique _ 1

20 septembre 2018

Le 21 septembre est le jour où l’hémisphère Sud célèbre le début du printemps.

Dans plusieurs prairies, vallées et montagnes poussent les premières fleurs que des villageois amoureux cueillent pour leurs amoureuses. Au crépuscule, elles vont les tresser en couronnes, et les placer sur leurs cheveux pour danser aux rythmes des flutes, guitares, tambours et chants de ces amoureux. Au théâtre, sont joués des hymnes au printemps, et les radios retransmettent Les 4 saisons - Printemps composée par Antonio Vivaldi pendant la période baroque.


Délectés par ce contexte, nous poursuivons notre voyage d'exploration du développement de la musique classique, mais non sans rétrospective : dans la chronique Aux origines de la musique, nous faisons mention que la musique fait partie de la vie de l’homme préhistorique qui, en utilisant ses mains, ses pieds, des pierres, et des branches donne du rythme aux mélodies vocales qui commencent à se complexifier avec le développement du langage. Période suivie par l’invention des flutes, dont les plus anciennes se retrouvent dans le Nord de l’Europe (anciennes de plus de 50 millénaires), et des premiers signes musicaux écrits en forme cunéiforme restant dans des tablettes en argile dans des bibliothèques sumériennes et akkadiennes du troisième millénaire avant notre ère.


En Grèce antique, on retrouve des grands théâtres construits pour les performances des aèdes, des rapsodes et des chorales qui accompagnent les comédies et les tragédies produisant des pantomimes accompagnées par des polyphonies instrumentales dans lesquelles les guitares, les lyres et les harpes sont les instruments vedettes qui inspirent les premières théories musicales. L’Empire romain les adopte et les transmet partout dans les territoires dominés, jusqu’à ce que Constantin Ier adopte le christianisme et lutte contre la musique profane pour que se développe la Scola Cantorum, qui deviendra le centre théorique et normatif à Rome durant le haut Moyen Age.


Dans le temps des débuts des grandes cathédrales et la naissance des universités, Guido d’Arezzo invente la portée à quatre lignes pour représenter les six notes qui seront utilisées par les compositeurs du deuxième millénaire. La faculté de musique de l’Université de Paris, et postérieurement l’École bourguignonne, sont les centres de développement musical dans lesquels les chants des trouvères et troubadours sont insérés dans le développement polyphonique qui s’épanouit avec l’école franco-flamande au XVe siècle. Dans les prochaines chroniques, nous explorerons les jardins de la musique classique où se sont développés les théâtres, le ballet, l’opéra et la symphonie : les constellations de l’univers de la musique classique à partir de la Renaissance.


L’auteur anime Trésor de la musique classique à 21 h, les dimanches et mercredis sur CIVR 103,5 FM et Radiotaiga.com.


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