Arts de la scène : Allez Ouest

21 juin 2002
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La Saskatchewan a repris le flambeau de la diffusion des arts de la scène dans l’Ouest et le Nord mais les territoires ne sont pas pour l’instant sous les projecteurs.

Le Réseau de diffusion de l’Ouest et du Nord canadien renaît. Laurier Gareau, dramaturge et traducteur fransaskois, a repris le concept qui a déjà derrière lui une histoire parsemée d’embûches. Les deux tentatives des 15 dernières années n’ont pas freiné l’élan de l’artiste qui veut encourager la venue de ses pairs en régions éloignées.

« Les deux tentatives précédentes dans l’Ouest, Réseau Ouest et l’Agence Détour, se sont écroulées aussitôt que l’appui financier d’Ottawa a été retiré. Ça prend un engagement à long terme », a mentionné Laurier Gareau lors de l’assemblée générale annuelle de la Fédération culturelle canadienne-française qui s’est tenue à St-Boniface du 14 au 16 juin.

L’organisme, qui en est encore à ses premiers balbutiements, a reçu dernièrement une subvention de 24 000 $ du programme Présentation des arts Canada (PAC) du ministère du Patrimoine canadien pour son volet formation des diffuseurs. Un partenariat entre le Réseau et Diversification de l’économie de l’Ouest (DEO) se dessine alors qu’un plan d’action sur trois ans a été déposé à l’agence gouvernementale chargée du développement économique de l’ouest du pays.

Seul hic, DEO n’a aucune compétence aux Territoires du Nord-Ouest et au Yukon, dont le dossier du développement économique relève du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada. Les communautés francophones logées sur ces territoires ne peuvent profiter de certains programmes de DEO, soit les Initiatives de développement économique des communautés francophones. Pour Laurier Gareau, cette contrainte peut être contournée. « Si DEO accorde un financement pour appuyer la structure du Réseau, rien n’empêche les employés de s’assurer du développement du Nord. »

La prochaine étape du Réseau est la réalisation d’une étude de faisabilité. Le chef d’orchestre du projet est déjà convaincu des retombées économiques pour la région. « La mise sur pied d’un réseau pourrait multiplier le nombre de spectacles de 200 à 300, explique-t-il, faisant référence à un portrait de la Saskatchewan réalisé dernièrement par le Conseil culturel fransaskois. Si on ajoute à cela les autres provinces et les deux territoires, on pourrait augmenter sensiblement la circulation d’artistes. »

Le fonctionnement d’un tel réseau, qui existe déjà en Ontario (Réseau Ontario) et dans les maritimes (Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène) permet l’organisation de tournée d’artistes à travers les communautés francophones. Chaque diffuseur assume une partie des coûts, ce qui divise considérablement la facture. Résultat : plus de spectacles d’envergure pour les petites communautés et une vitrine supplémentaire pour les artistes francophones.

La formation, l’organisation d’événements mettant à l’avant-scène les nouveaux talents, la construction d’un site Web et la mise sur pied d’un capital à risque pour les spectacles plus osés sont les objectifs du Réseau pour les prochaines années. Selon les exigences posées par DEO, la participation des agences de développement économique des quatre provinces de l’Ouest est nécessaire à la poursuite du projet. « Je crois qu’il y a une ouverture du côté des provinces, estime Laurier Gareau. Mais je préfère prendre plus de temps pour bien mettre en place le projet plutôt que d’aller trop vite et fermer les portes dans six mois. »

Les intervenants, diffuseurs et agents de développement des communautés devraient discuter du projet et de ses étapes d’ici la fin du mois de juin. Une rencontre est prévue lors du prochain Chant’Ouest qui se tiendra en 2003 à Vancouver.
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