17 millions $ pour les services en français

La pierre angulaire de la stratégie du GTNO pour les services en français est «?l’offre active?», c’est-à-dire d’indiquer immédiatement la possibilité d’être servis en français, par exemple par l’affichage. 
Or, certains services bien qu’«offerts activement» s’avèrent parfois non disponibles.
(Crédit photo : Marie-Soleil Desautels)

La pierre angulaire de la stratégie du GTNO pour les services en français est «?l’offre active?», c’est-à-dire d’indiquer immédiatement la possibilité d’être servis en français, par exemple par l’affichage. Or, certains services bien qu’«offerts activement» s’avèrent parfois non disponibles. (Crédit photo : Marie-Soleil Desautels)

Les TNO recevront quelque 5,5 millions par année jusqu’en 2023 pour assurer les services en français — à peu près le même financement que depuis 2016. Peut-on s’attendre à une amélioration des services?

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a obtenu d’Ottawa près de 17 millions pour soutenir les services et les communications en français jusqu’en 2023.

L’accord, signé le 23 février, a été annoncé par les gouvernements le 31 mars. Il prévoit 5,5 millions pour l’exercice financier de 2020-2021, 5,6 millions pour le suivant et 5,8 millions jusqu’à fin mars 2023.

Le montant de l’entente précédente, de 2016 à 2020, s’élevait à 22,5 millions, soit aussi à quelque 5,5 millions par année.

« Les services en français, ces dernières années, ont été améliorés même si le financement a été stable, affirme le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, R. J. Simpson, lors d’un entretien par vidéoconférence. Je ne dis pas que je ne voudrais pas plus d’argent d’Ottawa, on en demande toujours plus, mais on va continuer à progresser. »

« La question n’est pas toujours d’avoir plus d’argent, ajoute-t-il, c’est de s’assurer qu’on le dépense au bon endroit et correctement. »

L’entente financera, entre autres, les activités du Secrétariat aux affaires francophones dont les huit traducteurs font passer de l’anglais au français plus de 2 millions de mots par année. En 2019-2020, l’équipe a reçu près de 7000 demandes de traduction de communications pour le public, dont 2300 messages pour les médias sociaux. Ils ont d’ailleurs fourni, durant la pandémie, un service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

« Cette entente est une excellente nouvelle et nous permet d’assurer une stabilité », se réjouit au bout du fil le directeur général du Secrétariat aux affaires francophones, Benoit Boutin. Il croit que le montant est suffisant pour répondre sans
« aucun problème » aux besoins de services en français. Il dit que les fonds financeront, entre autres, les activités en cours et futures, de même que la formation des employés à l’offre active.

L’un des défis, dit-il, est de « s’assurer que le public soit satisfait des services que nous offrons. »

La veille de la publication, Médias ténois a essayé de prendre un rendez-vous en français la journée même au centre de soins primaires de Yellowknife. Nous avons laissé un message sur une boite vocale à 8 h 10 et, en fin de journée, toujours aucun retour d’appel. L’offre active, soit d’appuyer sur le « 2 suivi du carré » « pour le service en français » n’aura, dans ce cas-ci, donné aucun résultat dans le délai escompté. Or, il aurait été possible d’obtenir immédiatement un rendez-vous en parlant anglais.

En lui exposant une situation similaire, le ministre R. J. Simpson a répondu : « C’est vrai, parfois, le service n’est pas là. Et on doit s’assurer de faire plus pour le fournir ». Benoit Boutin a préféré ne pas se prononcer sur un tel scénario et a dit que le Secrétariat est « là pour améliorer les services ».

Au cours de l’exercice 2019-2020, le Commissariat aux langues des Territoires du Nord-Ouest a reçu plus de dix plaintes, toutes concernant les services en français.

Selon le ministre R.J. Simpson, l’une des solutions pour améliorer l’offre en français repose sur l’éducation. « On doit soutenir l’éducation en français langue première et langue seconde aux TNO, dit-il. Plus on aura de locaux qui parlent français, meilleure sera l’offre à long terme. » L’autre passe par l’immigration et il dit travailler avec Ottawa pour que plus de francophones s’installent ici.

Il y a aussi des bons coups, rappelle Benoit Boutin, comme le guichet Services TNO. Cette porte d’entrée unique réunit de multiples services en français et simplifie les démarches administratives. « Services TNO est un modèle dont plusieurs anglophones sont jaloux », corrobore d’ailleurs le ministre.

Le financement fédéral permettra de poursuivre des objectifs au cœur du Plan stratégique sur les communications et les services en français 2018 à 2013. « On a créé un poste de conseiller chargé du suivi et de l’évaluation des services en français, ç’a été une amélioration, dit Benoit Boutin. On a aussi conçu et complété un nouveau cadre de suivi d’évaluation. » Son secrétariat planche, entre autres, sur un « processus systématique de recrutement de personnel bilingue, notamment dans le domaine de la santé ».

« Il y a 8-9 ans, c’était évident qu’on avait besoin d’améliorer la prestation des services en français, dit le ministre de l’Éducation. On a établi un plan et on a obtenu plus de financement d’Ottawa. Aujourd’hui, selon nos sondages et autres outils d’évaluation, les réactions sont positives. Mais on sait qu’on peut faire plus et on continue. »

La Fédération franco-ténoise, qui est l’interlocuteur officiel de la communauté francophone auprès du gouvernement, n’a pas été en mesure de commenter le dossier au moment de publier.


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