editorial

Le premier soir où je suis arrivé à Yellowknife, j’ai découvert la rotonde de l’école Allain St-Cyr remplie de parents d’élèves et de membres de la communauté impatients et intéressés aux plans des phases I et II de l’agrandissement de l’école francophone de la capitale. L’enjeu était de faire de la place pour accueillir et satisfaire le secondaire.

Le souffle francophone des TNO déménage… et retourne à la maison. La maison bleue pour tout dire.

Est-il si difficile que ça de comprendre que des gens veulent vivre plus simplement, autrement? Avoir un petit espace réconfortant plutôt qu’une grande maison?

Le rapport annuel sur les langues officielles du ministère de l’Éducation relate année après année les mêmes informations présentées et structurées de la même façon. Ce qui change d’une année à l’autre, ce sont les chiffres.

Ou devrais-je dire une réserve de mine? En regardant la une, vous comprendrez que je préfère aiguiser ma plume plutôt que ma mine. Les Territoires sont tellement grands qu’il est facile de se soucier ni des exploitations minières, ni des aires protégées.

Les Étatsuniens sont les rois du divertissement. Ils ont réussi à rendre cette élection de mardi soir aussi palpitante qu’un match de la NBA. Serrée tout le temps et interminable dans le dernier quart. Il reste que le résultat de cette course enclenche de toutes autres conséquences que la victoire des Cavaliers de Cleveland en 2016.

Je ne parle pas de la neige, qui est là pour rester, mais bien de notre allumette géante : le chevalement Robertson de la mine Con.

Les commissaires francophones du Canada ont eu la bonne idée de venir se réunir dans les TNO. Une décision stratégique qui voulait démontrer l’appui d’un réseau canadien à la cause ténoise.

Excusez cette francisation, mais le GTNO vient de manquer une bonne occasion de faire un pas de plus vers sa communauté francophone.

La fable de la cigale et la fourmi est une histoire qui gagne à se faire revisiter. Une nouvelle perspective sur cette scission entre la « pas prêteuse » et la « chanteuse » est d’actualité avec l’hiver qui s’en vient.