À bord du Canada C3 : Vie, échange et respect

18 décembre 2017
Héléna Katz

Héléna Katz


Hélèna Katz, de Fort Smith, a été parmi les 350 personnes sélectionnées sur les 5000 candidat.es pour faire partie de l’expédition par bateau du Canada C3. Elle a participé à la 14e étape sur les 15 qui étaient prévues, soit le parcours entre Bella Bella en Colombie-Britannique et Campbell River dans la même province. Son séjour marin s’est échelonné sur 10 jours, du 10 octobre au 19 octobre 2017.
 

Après avoir écrit deux textes, créé une vidéo et passé la présélection, Mme Katz a reçu une réponse favorable en mai dernier. Pour cette Ténoise d’adoption, il s’agissait d’un « privilège » que d’être en mesure de prendre part à une telle aventure. L’équipage s’est arrêté dans différentes collectivités autochtones afin d’échanger sur les enjeux de la réconciliationon et la culture. « […] Avoir des conversations, de comprendre un petit peu plus parce que quand on est touriste, on ne voit pas », souligne la voyageuse. Certaines collectivités étaient très petites, comme celle de Wuikinuxv, qui ne regroupe que soixante âmes, ce qui lui fait dire « Je suis certaine que tout le monde de la communauté a été impliqué pour nous recevoir parce qu’entre le cercle de partage, les activités qu’ils ont organisées en après-midi […] le festin, ils avaient tous préparé des plats pis après ils ont dansé ». « Ils nous ont accueillis, c’était incroyable », se souvient-elle.


Il y a eu une multitude de moments marquants, émouvants ou joyeux, tout au long de l’expédition. Un de ces instants particuliers remonte au décès de Gordon Downie, d’autant plus que ce chanteur et poète a beaucoup donné pour la cause autochtone. Une salle du bateau s’appelait la Gord Downie & Chanie Wenjack Legacy Room et c’est dans cette salle qu’ils ont appris la triste nouvelle. Deux autres participants, Sarah Harmer et Tim Baker, connaissaient l’artiste « Sara a chanté une chanson qu’elle a justement écrite pour Gord Downie […] un peu plus tard, Tim a dit : “Bon, là, je suis prêt à chanter aussi”, alors Sarah lui a passé sa guitare […]. Il chantait et tout le monde chantait en même temps avec lui. »


D’un côté plus jovial, les cercles de partage dans les collectivités visitées, mais aussi à bord du bateau étaient des moments d’ouverture les uns envers les autres où le respect régnait : « Ils ont créé un environnement comme une communauté familiale où on se sentait à l’aise. On se sentait en sécurité pour partager nopenséesée » Tout cela les a amenés à tisser des liens forts entre eux, jusqu’à s’appeler my ship family que l’on peut traduire par la famille du navire.
Après avoir échangé, discuté et posé des questions, Hélèna se trouve bien au dépourvu d’avoir encore plus d’interrogations que de réponses. « On a beaucoup parlé de réconciliation, mais c’est un mot qui veut dire différentes choses auprès de différentes personne. » Il s’agit donc maintenant de changer les choses en fonction de ce qu’elle pourra accomplir au fil des jours dans sa ville et, entre-temps, la conversation se poursuit avec ses amis autochtones et sa famille navale. Pour elle, la réconciliation, c’est par la conversation qu’on y arrivera.


Le projet Canada C3 a été organisé par la fondation Student on Ice et se déclinait sur quatre grands thèmes : diversité et inclusion, réconciliation, engagement jeunesse et environnement. Il a été financé dans le cadre des festivités du 150e anniversaire du Canada en tant que projet signature, puisqu’il avait un impact sur l’ensemble du pays et sur plusieurs Canadiennes et Canadiens. Le parcours complet s’étalait de Toronto à Victoria en Colombie-Britannique en empruntant le passage du Nord-Ouest dans l’Arctique. Il a donc fallu utiliser un ancien brise-glace de la garde-côtière du Canada afin de s’assurer que les différents équipages pouvaient se rendre à bon port. Plus d’informations sont disponibles sur www.canadac3.ca/fr.


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